Etat d'urgence sanitaire : Castaner fait son mea-culpa après le "coup" des députés LR

Etat d'urgence sanitaire : Castaner fait son mea-culpa après le "coup" des députés LR
Ancien ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner est désormais chef de file des députés LREM

, publié le mardi 10 novembre 2020 à 12h30

La prolongation de l'état d'urgence sanitaire défendue par le gouvernement avait été limitée par les députés de l'opposition, lors d'un vote où les députés "marcheurs" s'étaient retrouvés en minorité. Leur chef de file assume, déplorant au passage de la "petite politique".

L'accroc avait fait grand bruit.

Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, a évoqué le "coup politique" des députés de l'opposition à l'Assemblée nationale, le 3 novembre dernier. Les élus opposés au gouvernement, dont l'ensemble du groupe LR, étaient parvenus à limiter la prorogation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 14 décembre seulement, alors que l'exécutif souhaitait l'étendre jusqu'au 16 février. En cause : trop peu de députés LREM présents dans l'hémicycle au moment du vote.


"Il arrive que les oppositions fassent des coups. C'est pas vraiment un sujet, pas vraiment un évènement. Le lendemain, le texte de l'état d'urgence sanitaire a été voté par les députés", s'est expliqué Christophe Castaner, à l'antenne de France Inter, mardi 10 novembre.

"Un coup politicien"

"Il se trouve qu'à 9h précises, les LR sont venus massivement, au maximum de leurs capacités de mobilisation, et ont fait en sorte d'être majoritaire et ont pu passer deux amendements. On devait avoir 78 députés qui devaient être présents et certains sont arrivés en retard.
C'est une erreur dont j'assume totalement la responsabilité", a t-il déclaré.

"Je suis président du groupe, le groupe n'était pas majoritaire à ce moment-là, ça arrive de temps en temps. Il y a eu un coup politicien, mais je regrette qu'on fasse de la petite politique avec coups alors qu'on parle de la santé des Français", a t-il encore poursuivi.

Le Parlement a depuis adopté le projet de loi prolongeant l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 16 février, après le vote positif des députés par 154 voix pour et 38 contre lors de l'ultime lecture du texte, mais sans gommer la défiance des oppositions de droite et de gauche.

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