Estrosi quitte à son tour LR en dénonçant une "dérive"

Estrosi quitte à son tour LR en dénonçant une "dérive"
Le maire de Nice Christian Estrosi à Nice, le 6 mars 2021

publié le jeudi 06 mai 2021 à 18h16

Le maire de Nice Christian Estrosi a annoncé jeudi qu'il quittait à son tour Les Républicains et appelé, après le psychodrame autour des régionales en Paca, à "reconstituer une grande formation politique".

"Je m'en vais de LR", une décision "pénible pour le gaulliste que je suis",  a expliqué M. Estrosi au Figaro, en déplorant "la dérive d'une faction qui semble avoir pris en otage la direction du parti" pour faire capoter le projet d'alliance entre LREM et LR aux régionales.

S'il se dit "gaulliste depuis toujours", M. Estrosi déplore n'avoir "jamais subi une telle violence dans (son) parti" que lors des discussions autour de cette affaire depuis dimanche, où il assure avoir été qualifié, tout comme M. Falco, de "malfaisant".

"Ce qui est malfaisant c'est de ne rêver que d'entre soi" et "de pactiser avec nos ennemis de l'extrême droite", ajoute M. Estrosi, qui demande aux Républicains de "dire clairement qu'en toutes circonstances et dans toutes les élections, ils feront barrage à l'extrême droite avant toute chose".

"Je regrette toujours les départs, mais cette décision a le mérite de la cohérence", a de son côté déclaré à l'AFP le président de LR Christian Jacob.

"Conformément aux valeurs de notre famille politique, nous sommes et nous resterons les opposants déterminés à l'idéologie du Rassemblement national", a-t-il ajouté.

Considéré comme "Macron-compatible", M. Estrosi avait jeté un pavé dans la mare en septembre dernier en suggérant un accord entre la droite et Macron pour 2022.

Pour le maire de Nice, qui avait lancé son mouvement politique "la France audacieuse" en septembre, "il est temps de reconstituer une grande formation politique moderne pour rassembler les gens de droite et du centre autour d'un vrai projet".

"Je n'entends subir ni l'autorité d'un appareil politique, ni d'une autorité gouvernementale quelle qu'elle soit", et "les seuls à qui j'ai des comptes à rendre, ce sont les électeurs de ma ville et de notre territoire", a-t-il ajouté.

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