Eric Zemmour s'amuse à pointer un fusil sur des journalistes, Marlène Schiappa s'insurge

Eric Zemmour s'amuse à pointer un fusil sur des journalistes, Marlène Schiappa s'insurge
Eric Zemmour, le 16 octobre 2021, à Paris

publié le mercredi 20 octobre 2021 à 13h50

La séquence, largement relayée, a été filmée pendant un salon professionnel consacré à la sûreté et la sécurité intérieure.

Lors d'une visite mercredi 20 octobre au salon Milipol, au nord de Paris, Eric Zemmour, qui veut ôter les pouvoirs aux médias, s'est amusé à prendre pour cible des journalistes avec un fusil de précision. Son geste a suscité l'indignation de la ministre Marlène Schiappa.

"C'est horrifiant. Surtout après avoir dit sérieusement vouloir 'réduire le pouvoir des médias'. Dans une démocratie, la liberté de la presse n'est pas une blague et ne doit jamais être menacée", a réagi la ministre déléguée à la Citoyenneté.


Elle commentait une vidéo où on voit Eric Zemmour essayer l'arme sniper utilisée par le RAID, puis dire aux journalistes "Ça rigole plus hein, poussez vous, reculez !", avant de les viser et de reposer l'arme sur le stand en riant. "Il n'y avait pas de message politique, pas de menace", a ensuite réagi M. Zemmour auprès de la presse. "Marlène Schiappa est une imbécile, voilà ce que je lui réponds. Elle est grotesque et ridicule. Elle essaye de monter en manège une polémique grotesque", a-t-il ajouté. "Nous avons des contre-pouvoirs qui sont devenus le pouvoir, c'est-à-dire la justice, les médias, les minorités. Nous devons enlever le pouvoir à ces contre-pouvoirs", avait déclaré le polémiste d'extrême droite lors d'une conférence aux allures de meeting samedi à Béziers.


Au salon Milipol de la sécurité intérieure, qui se tient à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le polémiste était notamment accompagné par le général Bertrand de la Chesnais, ancienne tête de liste soutenue par le RN aux élections municipales de 2020 à Carpentras (Vaucluse).
Eric Zemmour a jugé "intéressant de voir comment on peut protéger notre pays" contre les "guerres dissymétriques, entre un groupe qu'on appelle terroriste, moi que j'appelle jihadiste, et une armée ou une police". Sur le pouvoir d'achat, il a affirmé qu'il ne voulait "pas tomber dans la course à l'échalote des mesures démagogiques" et qu'on avait "un problème de pouvoir d'achat parce qu'on s'est appauvri" et "parce qu'on a désindustrialisé". Mais la "sécurité est importante aussi. Je viens là parce que c'est important", a-t-il ajouté.

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