Éric Zemmour est le "symptôme du vide" du débat politique, selon Nicolas Sarkozy

Éric Zemmour est le "symptôme du vide" du débat politique, selon Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy à Paris, le 25 septembre 2021.

publié le mercredi 29 septembre 2021 à 09h23

L'ancien président dénonce la "pensée unique" qui verrouille le débat politique et laisse le champ libre aux extrêmes.

Interrogé sur Europe 1, l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a estimé mardi 28 septembre qu'Éric Zemmour profitait d'un "vide dans le débat" pour s'imposer dans le paysage politique français.

"Je pense que la pression d'une pensée unique est telle qu'elle a fini par vider le débat de ce qui était vraiment fondamental et essentiel, a expliqué Nicolas Sarkozy. Et quand il n'y a plus rien à débattre, ça laisse de la place à tous ceux dont l'excès sert d'argumentation."


"Pour moi, il n'est pas la cause du vide, il est le symptôme", a-t-il ensuite répondu à une question sur Éric Zemmour, appelant les responsables politiques à proposer des "idées fortes sur des sujets qu'on ne peut plus éviter".

Prenant en exemple la question de l'immigration, Nicolas Sarkozy a mis en garde : "Si, dès que quelqu'un pose ça sur la table, il est catalogué d'extrémiste de droite, de fasciste, que sais-je encore, 'circulez, y'a rien à voir'. C'est atterrant", a-t-il tranché.


"J'ai bien des différences avec Monsieur Zemmour mais je n'aime pas qu'on ne veuille pas qu'il parle", a-t-il assuré.

"Il ne faut pas s'attaquer aux excès et aux extrêmes, il faut redonner du contenu à ceux qui ne sont ni dans l'excès ni dans les extrêmes", a conclut l'ancien président.

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a promis que "son devoir sera de prendre position le temps venu" dans la campagne présidentielle. "Je suis à l'extérieur, je ne veux pas commenter ce qu'est la vie politique. Il est beaucoup trop tôt', a-t-il expliqué.

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