Eric Zemmour : "Déchaînement de violence", une "violence qui ne contient plus", la classe politique réagit aux heurts durant le meeting

Eric Zemmour : "Déchaînement de violence", une "violence qui ne contient plus", la classe politique réagit aux heurts durant le meeting©Stefano RELLANDINI / AFP

publié le dimanche 05 décembre 2021 à 22h07

Les heurts ont éclaté durant le meeting d'Eric Zemmour après une action qui se voulait pacifiste de SOS Racisme.

Le premier meeting d'Eric Zemmour ce dimanche 5 décembre à à Villepinte (Seine-Saint-Denis), ne s'est pas passé sans heurt. Dans l'enceinte de la salle, pendant le discours du polémiste, des incidents violents ont éclaté, comme le confirment des vidéos postées sur les réseaux sociaux.



"Zemmour a donné une légitimité à cette violence qui ne se contient plus.

Frapper des militants pacifistes qui portent un message de refus du racisme et qui se font casser la gueule pour cette seule raison, quelqu'un a encore un doute sur la motivation des militants de Villepinte ?", s'est interrogé Olivier Faure, le président du Parti Socialiste.




Pour Anne Hidalgo, candidate PS à la présidentielle, "la France ce n'est pas le racisme. Militants pacifistes roués de coups, insultes envers les médias : je condamne avec la plus grande fermeté ces violences insupportables qui n'ont pas leur place dans notre République. Total soutien aux journalistes et aux militants agressés."



"Très révélateur"

"La violence n'a pas sa place dans notre démocratie. Soutien aux militant·es de SOS Racisme", a réagi sur Twitter le candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot. "On reconnaît toujours l'extrême droite à sa façon de s'attaquer aux journalistes et les militant-e-s humanistes ! La brutalité physique comme prolongement d'un discours de haine !", a-t-il continué.




"Journalistes hués, militants antiracistes agressés, voilà à quoi ressemblerait la France si Zemmour le haineux la dirigeait. Solidarité avec tous ceux qui ont eu à subir ce déchaînement de violence", a déclaré Fabien Roussel, candidat PCF à la présidentielle.



"L'agression violente contre ces militants antiracistes est choquante et scandaleuse... Ainsi, quand vous dites 'Non au racisme' les zemmouriens vous frappent. Très révélateur !!", s'est indigné Alexis Corbière, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon.



Zemmour "sème le chaos", selon LREM

"Il prétend rétablir l'ordre, il sème le chaos. Des gens se battent. Des journalistes sont menacés. Des insultes sont proférées. Il disloque l'unité nationale. Il aimerait représenter la France : il la menace", a dénoncé sur Twitter le vice-président (LREM) de l'Assemblée nationale Hugues Renson, , qualifiant Eric Zemmour comme étant "le candidat du désordre, de la vulgarité et de la chienlit".

"Evidemment, les auteurs de ces violences inqualifiables devront être identifiés et poursuivis. Il ont été filmés. Notamment le lâche qui frappe une femme et tabasse avec une chaise. La République ne cédera rien à ces voyous. Ils veulent de l'ordre ? Que la loi s'applique !", a-t-il ajouté.




"Tout n'aura été que violence. Violence contre les médias. Violence contre ses adversaires politiques. Violence contre les Français. Violence entre les Français. Le meeting de Zemmour aura montré ce qu'il est : la haine, la division, le désordre et la violence", a critiqué le porte-parole des députés LREM Pieyre-Alexandre Anglade.



"Dire non au racisme de manière pacifique"

Les heurts ont éclaté durant le meeting après une action de SOS Racisme, comme l'organisation l'a confirmé, toujours sur Twitter. "Nos militants étaient présents au meeting de Zemmour à Villepinte pour dire non au racisme de manière pacifique. La vidéo, d'une violence inouïe, parle d'elle-même : nos militants se sont fait frapper et insulter pour avoir rappelé notre lutte antiraciste !", peut-on lire dans un tweet.



Avant que le meeting ne démarre, une équipe de l'émission Quotidien a été huée par le public aux cris de "et tout le monde déteste Quotidien", avant d'être mise brièvement à l'abri, a constaté l'AFP.

En outre, 46 interpellations de manifestants contre le candidat d'extrême-droite ont été dénombrées à Paris, ainsi que deux à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, ville où a eu lieu le meeting.

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