Entre Sarkozy et Fillon, l'opération réconciliation a commencé

Entre Sarkozy et Fillon, l'opération réconciliation a commencé
Nicolas Sarkozy et François Fillon, en mai 2011, à Port-Louis

, publié le samedi 24 octobre 2020 à 12h00

Pour la première fois depuis la campagne présidentielle de 2017, l'ancien chef de l'Etat et son Premier ministre ont échangé en tête-à-tête, au cours d'un déjeuner dans une "ambiance cordiale". Les relations entre les deux hommes étaient tendues depuis plusieurs années.

Nicolas Sarkozy et son ancien Premier ministre François Fillon ont déjeuné en tête-à-tête le 15 octobre, pour la première fois depuis 2017.

Le déjeuner a eu lieu dans les bureaux parisiens de l'ancien chef de l'Etat, à l'initiative de ce dernier, a appris l'AFP vendredi auprès des entourages des deux hommes, confirmant une information de Paris Match.


"Ça s'est très bien passé", selon l'entourage de Nicolas Sarkozy. Ce fut une "conversation amicale", a rapporté celui de l'ancien chef du gouvernement. "L'ambiance était cordiale et ils sont repartis sur de bonnes bases", a renchéri un élu proche de François Fillon, alors que les tensions entre les deux hommes étaient de notoriété publique dans les dernières années.

Nicolas Sarkozy et François Fillon ne s'étaient pas vus en tête-à-tête depuis un petit-déjeuner pris ensemble avant le premier tour de la présidentielle le 23 avril 2017.

Déboires judiciaires

Candidat de la droite à ce scrutin, après avoir remporté la primaire au sein de son camp face à Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, François Fillon a échoué à se qualifier pour le second tour, alors qu'il était mis en examen dans l'affaire des emplois fictifs de son épouse. Il s'est retiré depuis de la politique.

L'ancien Premier ministre (2007-2012) a été condamné dans cette affaire le 29 juin dernier à deux ans de prison ferme. Mais il a fait appel, suspendant cette peine. L'ancien président a été pour sa part inculpé la semaine dernière pour "association de malfaiteurs", dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007. Il s'estime innocent.


Les deux hommes ont redit leur attachement à la sécurité après l'assassinat sauvage de l'enseignant Samuel Paty. Nicolas Sarkozy a souhaité vendredi que "priorité" soit donnée à la "sécurité". François Fillon s'est lui prononcé dans L'Express pour le bannissement du voile "de tout l'espace public" sauf dans la rue et dénoncé le "totalitarisme islamique".
 

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