Enseignant tué : Valérie Pécresse veut des "cellules de signalement" pour les professeurs et les élèves menacés

Enseignant tué : Valérie Pécresse veut des "cellules de signalement" pour les professeurs et les élèves menacés
La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse à Matignon, le 28 septembre 2020.

, publié le dimanche 18 octobre 2020 à 14h45

Pour "assurer la protection de nos enseignants", il faut faire appelle à la police et à la justice", a plaidé la présidente de la région Île-de-France. 

Deux jours après l'assassinat d'un enseignant à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), qualifié d'"attentat islamiste caractérisé" par Emmanuel Macron, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a réclamé la création de "cellules police-justice de signalement" pour que professeurs et élèves puissent prévenir en cas de menaces. 



"Les enseignants avaient déjà physiquement peur d'être harcelés, et maintenant on apprend qu'on peut les assassiner au grand jour", a déploré dimanche Valérie Pécresse sur Europe 1, Cnews et Les Echos, pointant le risque d'"autocensure" dans la profession. En conséquence, "il va falloir frapper très vite, très fort" et "assurer la protection de nos enseignants", a-t-elle poursuivi.

Or cette protection, "ce n'est pas l'Education nationale qui arrivera à le faire, c'est la police et la justice", a-t-elle estimé. 

"C'est pour cela que je demande une cellule police-justice de signalement" pour "nos enseignants, dès qu'ils font l'objet de menaces, de pressions de la part des élèves ou de leur famille", a expliqué la présidente du conseil régional d'Île-de-France. Ces cellules devraient aussi être à la disposition des élèves, a-t-elle ajouté, rappelant le cas de Mila, l'adolescente harcelée pour avoir critiqué l'islam sur les réseaux sociaux. Il s'agit d'"éviter le 'pas de vague'", a-t-elle souligné en référence au mouvement des professeurs qui s'estiment lâchés par leur hiérarchie lors d'incidents liés à l'islam.

Valérie Pécresse juge en outre qu'"il faut faire reculer l'islamisme". "Aujourd'hui il est dans nos écoles", a-t-elle dénoncé. "Il faut assumer des principes très forts" et dès la rentrée "le lundi 2 novembre, il devrait y avoir une journée pédagogique entièrement consacrée à la liberté d'expression dans chaque classe", pour pouvoir "parler du droit de caricaturer et montrer des caricatures", a-t-elle estimé.

La présidente de la région Île-de-France préconise également d'"interdire toute association qui se réclame de l'islam et qui ne condamnerait pas publiquement ce crime abject" commis vendredi. De même "on doit fermer toute mosquée qui ne condamnerait pas clairement" cette décapitation, a-t-elle ajouté.
 

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