Enseignant tué : François Hollande dénonce "les pressions" subies par les professeurs sur leurs enseignements

Enseignant tué : François Hollande dénonce "les pressions" subies par les professeurs sur leurs enseignements
L'ancien président François Hollande, le 5 octobre 2020 à Paris.

, publié le dimanche 18 octobre 2020 à 08h40

Cette "pression insupportable", exercée notamment par certains parents, "doit être punie", estime l'ancien président de la République. 

Samedi soir, réagissant à l'assassinat d'un professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), après avoir montré en classe des caricatures de Mahomet dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, l'ancien président François Hollande a déploré une attaque contre "l'idée même de ce qu'est la République, l'unité". L'ancien chef de l'Etat a appelé à une meilleure protection du corps enseignant face à l'islamisme radical.



"Il y a eu des pressions, des parents qui ont essayé de porter plainte et ça se fait dans d'autres établissements. Cette pression insupportable doit être punie. Si face à cette pression, l'enseignant, pour ne pas créer d'incident, pour ne pas s'exposer lui-même, cède, c'est-à-dire ne transmet plus le savoir, alors la République recule et ça nous ne pouvons pas l'admettre", a réagi François Hollande sur BFMTV

"Les enseignants doivent être protégés, pas simplement par des moyens policiers mais par la Nation quant à l'enseignement qu'il dispense", a-t-il poursuivi, citant l'enseignement de "la Shoah, des valeurs de la République, dire ce qu'est la laïcité, ce qu'elle permet, la liberté de croyance, ce qu'elle n'autorise pas, la haine d'une personne pour sa religion".

Pour mieux protéger les professeurs, François Hollande estime que "l'Education nationale, l'Etat et la nation tout entière" doivent démontrer un soutien "verbal" mais aussi "matériel" avec plus de "moyens" et des "créations de postes".

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