Enseignant tué : "Ce sont les valeurs les plus fondamentales de la République qui sont touchées", affirme Jean Castex

Enseignant tué : "Ce sont les valeurs les plus fondamentales de la République qui sont touchées", affirme Jean Castex
Le Premier ministre Jean Castex, le 16 octobre 2020.

, publié le samedi 17 octobre 2020 à 11h15

Le Premier ministre a également exprimé son soutien aux enseignants. "L'Etat réagira avec la plus grande fermeté pour que vive la République et ses citoyens", a-t-il ajouté. 

"Ce sont les valeurs les plus fondamentales de la République qui sont touchées", a affirmé samedi 17 octobre le Premier ministre Jean Castex, à propos de l'assassinat d'un enseignant d'histoire-géographie vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Ce professeur avait, une semaine auparavant, montré une caricature de Mahomet à ses élèves dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression.



"Après la liberté de la presse et Charlie Hebdo, la liberté d'enseigner : bref, la République" est visée, a martelé le chef du gouvernement, qui a fait part de sa "totale indignation". "La laïcité, colonne vertébrale de la République, a été, à travers cet acte ignoble, visée", a encore indiqué le chef du gouvernement devant les syndicats enseignants réunis au ministère de l'Education nationale. "Ces agissements barbares, me semblent-ils, compte tenu des éléments dont je dispose, sont des actes qui sont imputables au terrorisme islamique", a-t-il ajouté. 


Le Premier ministre a également confié avoir "une pensée" pour la victime, "Samuel P., qui était professeur depuis vingtaine d'années", ainsi que pour sa famille et ses collègues. Il fait part de sa "totale indignation, de celle du président de la République, de celle du gouvernement, et du pays tout entier."

"Solidaire de ses enseignants, l'Etat réagira avec la plus grande fermeté pour que vive la République et ses citoyens, libres ! Nous ne renoncerons jamais. Jamais", a ajouté sur Twitter Jean Castex. "Dans nos écoles, collèges, lycées, partout, nos enseignants continueront à éveiller l'esprit critique des citoyens de la République, à les émanciper de tous les totalitarismes et de tous les obscurantismes", a-t-il encore indiqué.

Neuf personnes en garde à vue

Neuf personnes se trouvaient samedi en garde à vue au lendemain du meurtre de cet enseignant, un "attentat islamiste caractérisé", selon les mots d'Emmanuel Macron, qui suscite effroi et colère dans tout le pays.

L'assaillant est un jeune homme tchétchène de 18 ans, né à Moscou, qui a été abattu par des policiers. S'il avait des antécédents de droit commun, son casier judiciaire était vierge et il n'était pas connu pour radicalisation.
 

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