Emplois fictifs présumés du Modem : "François Bayrou ment", affirme un ancien assistant parlementaire

Emplois fictifs présumés du Modem : "François Bayrou ment", affirme un ancien assistant parlementaire
François Bayrou le 21 juin 2017 à Paris

, publié le vendredi 23 juin 2017 à 08h15

C'est un nouveau témoignage accablant pour le patron du MoDem. Un ancien assistant parlementaire du parti a raconté à Franceinfo, qui publie vendredi 23 juin son témoignage, ses cinq années passées au Parlement à Bruxelles, de 2004 à 2009.

Il assure à la radio qu'un système d'emplois fictifs a bien été mis en place par le MoDem et affirme qu'il est prêt à donner sa version des faits à la justice.



Il affirme que des assistants parlementaires ont bien été rémunérés par l'Union européenne alors qu'ils n'ont jamais travaillé pour l'Europe. Selon lui, les eurodéputés n'étaient pas toujours d'accord avec la pratique, mais étaient contraints d'accepter, sous peine de pas être investis par le parti aux élections suivantes. "Les parlementaires, conscients du risque juridique, réclamaient avec beaucoup de difficultés que l'assistant, de temps en temps, se manifeste, transmette une note sommaire sur un sujet ou une petite revue de presse, qui permettrait d'apporter une preuve qu'un travail a bien été effectué, au cas où il y aurait des contrôles", a-t-il confié à la radio. Selon ce témoin, ces assistants parlementaires travaillaient en réalité au siège de l'UDF puis au MoDem lors de sa création en 2007. Objectif pour le parti centriste ? Faire des économies. "Les budgets des assistants parlementaires servaient à financer le fonctionnement du parti politique, au moins en partie. Les temps partiels qui étaient financés par l'Europe servaient les ambitions de François Bayrou. Il s'agissait bien d'emplois à temps partiels fictifs. François Bayrou ment quand il dit le contraire..."

Franceinfo indique avoir identifié une dizaine de salariés du MoDem sur la période 2009/2012. Ce témoin affirme que la pratique remonterait au moins à 2004.

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