Emmanuel Macron : si le Parlement européen ne bouge pas de Bruxelles, "on est foutu"

Emmanuel Macron : si le Parlement européen ne bouge pas de Bruxelles, "on est foutu"
Emmanuel Macron, le 29 septembre 2020, à Vilnius

, publié le mardi 29 septembre 2020 à 13h55

Le chef de l'Etat a lancé un avertissement quant à l'avenir de l'Union européenne et de son Parlement, qu'il souhaite déplacer à Strasbourg.

La résurgence de l'épidémie de Covid-19 a eu raison du déplacement à Strasbourg de la session d'octobre du Parlement européen, au grand dam d'Emmanuel Macron. Devant des étudiants de Vilnius, le président de la République a adressé une mise en garde face au danger d'une Europe composée de "gens qui ne parlent plus qu'entre eux". "Si le Parlement européen ne se réunit qu'à Bruxelles, on est foutu", a déclaré Emmanuel Macron mardi 29 septembre. "En ce moment, je défends mordicus l'idée que le Parlement européen doit se réunir à Strasbourg", a lancé le président français devant des étudiants au second jour de sa visite en Lituanie.


"Si on accepte que le Parlement européen ne se réunisse qu'à Bruxelles, on est foutu, car dans dix ans tout sera à Bruxelles. Et les gens ne se parleront plus qu'entre eux à Bruxelles. Or l'Europe ce n'est pas cette idée-là", a-t-il ajouté. Dans la foulée de sa déclaration, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, a abondé en ce sens.



Le président du Parlement européen David Sassoli a annoncé lundi que la prochaine session, prévue du 5 au 8 octobre, se tiendra à Bruxelles et non à Strasbourg "étant donné la récente hausse du taux de transmission du virus en France, y compris dans le département du Bas-Rhin". Il a précisé que le Parlement tiendrait "à nouveau ses sessions à Strasbourg dès que les conditions le permettront". Emmanuel Macron lui avait pourtant demandé, dans une lettre, le retour des sessions plénières à Strasbourg "dès octobre", en regrettant que celle de septembre se soit déjà tenue à Bruxelles.

Au cours d'un débat avec les étudiants de l'université de Vilnius, Emmanuel Macron a affirmé tenir "énormément" à l'idée "de partage de lieux" au sein de l'Union européenne. "L'Europe a besoin de lieux", a-t-il affirmé, en défendant notamment le projet d'une université européenne.

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