Emmanuel Macron se "bat pour le droit à une vie paisible", un "aveu d'impuissance" pour Marine Le Pen

Emmanuel Macron se "bat pour le droit à une vie paisible", un "aveu d'impuissance" pour Marine Le Pen
Marine Le Pen à l'Assemblée nationale, le 9 mars 2021.

publié le lundi 19 avril 2021 à 21h26

La présidente du Rassemblement national estime que les Français ont une vie plus "pénible" que "paisible" sous le mandat d'Emmanuel Macron.

A l'offensive sur le sujet régalien de la sécurité, Emmanuel Macron ne convainc pas Marine Le Pen. Le chef de l'Etat a affirmé dimanche 18 avril, dans un entretien au Figaro et lundi à l'occasion d'une visite dans un quartier pauvre de Montpellier que les Français avaient le "droit à une vie calme". "Chaque Français verra plus de bleu sur le terrain en 2022 qu'en 2017. Ça rassure les gens, ça dissuade les délinquants. Je me bats pour le droit à une vie paisible", a-t-il dit au Figaro.



Pour la présidente du Rassemblement national, de nouveau candidate à la présidentielle de 2022 après un échec face à Emmanuel Macron en 2017, "la formulation est en elle-même éloquente et sonne comme un terrible aveu d'impuissance. 'Je me bats', comme si, en matière de protection des Français, le président et l'Etat qu'il dirige étaient tenus par une obligation de moyens et non de résultats".

"S'il promet le droit à une vie paisible, force est de constater que son mandat a vu généralement les Français glisser vers une vie pénible, le pays est passé de l'insécurité à l'ensauvagement, et souvent, de nombreux faits divers en témoignent, de l'ensauvagement aux marques terrifiante d'une barbarie qui s'installe tranquillement autour d'eux et qui n'épargne personne", a-t-elle assuré lundi dans une vidéo disponible sur YouTube. 

Opération de rattrapage

"Cette opération présidentielle de communication, s'analyse surtout comme une séance de rattrapage. Rattrapage sur la repentance, alors qu'Emmanuel Macron avait déclaré pendant la campagne, dans un déplacement international, 'la France est coupable de crimes contre l'humanité' et déclarait il y a quelques heures qu'il 'souhaitait déconstruire notre histoire', déclaration d'une gravité inouïe, quand elle émane d'un président de la République française", selon la députée du Pas-de-Calais. "Rattrapage enfin sur les concepts d'enjeux de privilèges blanc ou de violences policières qui, en réalité, en disent long sur la porosité fondamentale de son pouvoir au nauséabonde idéologie indigéniste, racialiste et anti-police", a-t-elle déclaré.

"L'autorité, si indispensable dans les périodes de grande difficulté, s'accommode mal d'un double langage troublant et démobilisateur. Le premier devoir du chef de l'État vis-à-vis des Français est la vérité : vérité sur les causes de cette insécurité ; l'effondrement des moyens auxquels il répond imparfaitement ; le laxisme judiciaire à peine évoqué rapidement évacué ; l'immigration, le mot n'est même jamais prononcé", a insisté Marine Le Pen.

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