Emmanuel Macron répond au "Financial Times" qui l'accuse de stigmatiser les musulmans

Emmanuel Macron répond au "Financial Times" qui l'accuse de stigmatiser les musulmans
Emmanuel Macron a publié une longue réponse à l'article paru dans le quotidien britannique

, publié le jeudi 05 novembre 2020 à 07h54

Le président Emmanuel Macron a publié mercredi dans le journal britannique Le Financial Times, une lettre ouverte dans laquelle il fustige un article du quotidien l'accusant des stigmatiser les Français musulmans.

Intitulée "La France se bat contre le séparatisme islamiste - jamais contre l'Islam", la lettre à la rédaction est une réponse à un article paru lundi sur le site du journal et retiré depuis. La réponse d'Emmanuel Macron a été mise en ligne sur le site de l'Elysée mercredi 4 novembre.



Le chef de l'Etat explique que ses propos ont été déformés dans l'article du FT et s'en étonne car Le Financial Times "constitue partout dans le monde un quotidien de référence".

"Personne ne peut donc imaginer que, dans ces pages, des propos tenus publiquement par le chef d'un Etat puissent être déformés", ajoute Emmanuel Macron.

Le président français s'indigne d'avoir été "accusé de stigmatiser, à des fins électorales, les Français musulmans ; pire, d'entretenir un climat de peur et de suspicion à leur égard". "Je ne laisserai personne affirmer que la France, son Etat, cultive le racisme vis-à-vis des musulmans", martèle-t-il.




La France est attaquée sur ses valeurs répète Emmanuel Macron

Comme lors de son entretien donné sur la chaîne quatarienne Al-Jazeerala semaine dernière, Emmanuel Macron veut expliquer au-delà des frontières de la France que sa lutte contre le "séparatisme islamiste" n'est pas un combat contre l'islam. Au moment même où des manifestations et des appels au boycott de produits français se font de plus en plus nombreux.

Dans sa lettre, Emmanuel Macron explique que la France est attaquée pour ses valeurs, la laïcité et qu'elle "ne cèdera rien". Puis, il expose en détail les cas de "séparatisme" islamiste, selon lui "terreau des vocations terroristes". Il évoque ainsi "des centaines d'individus radicalisés dont on craint, à tout moment, qu'ils prennent un couteau et aillent tuer des Français".

"C'est contre cela que la France entend aujourd'hui lutter" mais "jamais contre l'islam". "Contre l'obscurantisme, le fanatisme, l'extrémisme violent. Jamais contre une religion. Nous disons : pas chez nous !", conclut-il.

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