Politique

Emmanuel Macron réitère sa confiance à sa Première ministre après la polémique Pétain-RN

Après les propos tenus par Elisabeth Borne sur Radio J, qui auraient déclenché la colère du chef de l’État, Emmanuel Macron a tenu à réaffirmer sa confiance à Elisabeth Borne, depuis la Slovaquie, mercredi 31 mai, rapporte Le Figaro.

Des propos qui ne sont pas passés inaperçus au sommet de l'État. Dans une interview accordée à Radio J, dimanche 28 mai, la Première ministre Elisabeth Borne avait désigné le RN comme étant un parti "héritier de Pétain", rappelle Le Figaro, mercredi 31 mai. Dès le lendemain, en conseil des ministres, ces propos lui auraient valu une réaction d’Emmanuel Macron qui aurait déclaré que "le combat contre l'extrême droite ne passe plus par des arguments moraux". En sortant de cette même réunion, un membre du gouvernement avait ainsi avancé que le chef de l’État avait "mis un scud" à la locataire de Matignon, selon des propos rapportés par Le Parisien.

Des arguments historiques et moraux d’un autre temps

Mais ce qui avait alors été perçu comme un recadrage en était-il réellement un ? En visite à Bratislava en Slovaquie, le président français a tenu à "redire toute (sa) confiance" à Elisabeth Borne, précisant que si mise au point il devait y avoir avec sa Première ministre, ce serait en tête-à-tête. Autrement dit, pas de réel recadrage. Néanmoins, Emmanuel Macron a concédé à demi-mot un problème de méthode : "Je pense qu'en effet on ne peut plus battre dans nos démocraties l'extrême droite simplement avec des arguments historiques et moraux", a-t-il déclaré.

"Les vieilles postures à la papa pour diaboliser le RN, comme on le faisait il y a trente ans, ça ne fonctionne plus", fustigeait un ministre, mardi 30 mai, estimant qu’il était "naïf" de croire que l’évocation du nom de Pétain allait agir comme un repoussoir chez les électeurs. "Borne a fait de la politique à l’ancienne", avait estimé la même personnalité politique. "Honnêtement, je n’ai pas compris pourquoi elle a fait cette sortie. Pétain, c’était le siècle dernier. Malheureusement la mémoire s’efface et ce genre de référence, ça ne fait plus peur à personne", a complété un autre dans les colonnes du Parisien.

publié le 31 mai à 15h20, Orange avec 6Medias

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