Emmanuel Macron pris à partie aux Tuileries : "Autant aller à la Foire du Trône", estime Jean-Luc Mélenchon

Emmanuel Macron pris à partie aux Tuileries : "Autant aller à la Foire du Trône", estime Jean-Luc Mélenchon
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon le 9 juillet 2020 à Blagnac (Haute-Garonne).

, publié le mercredi 15 juillet 2020 à 11h00

Le leader de La France insoumise a déploré mercredi l'imprudence du chef de l'Etat qui a été interpellé par des "gilets jaunes" mardi soir au sujet des violences policières, alors qu'il se promenait dans le jardin des Tuileries avec son épouse. Selon lui, cela représente "l'état de dégradation des relations dans le pays entre le président et les gens".

Emmanuel Macron a été interpellé par des "gilets jaunes" mardi soir 14 juillet au sujet des violences policières, alors qu'il se promenait dans le jardin des Tuileries avec son épouse Brigitte, l'un d'eux lui demandant de "virer la Brav" (brigades de répression de l'action violente).




Pour Jean-Luc Mélenchon, cet échange représente "l'état de dégradation des relations dans le pays entre le président et les gens".

"Les gens ont des raisons d'être très en colère. Emmanuel Macron n'est pas très prudent. Il est président de la République : une promenade aux Tuileries, ne racontons pas d'histoires, autant aller à la Foire du Trône, il y a du monde partout! Je ne trouve pas ça très prudent", a estimé mercredi matin le leader de la France insoumise sur BFMTV



"En général les Français sont courtois", a insisté le député des Bouches-du-Rhône, prenant son propre exemple lorsqu'il se déplace en métro. "Les gens qui m'aiment bien me font un petit sourire, ceux qui ne m'apprécient pas ont le visage fermé mais ça ne va pas plus loin", a-t-il expliqué. "Il y a une tradition de courtoisie dans le peuple français. La situation est sans doute liée au fait que c'est lui et que ce sont des 'gilets jaunes' qui expriment quelque chose dans le pays qui est rageux", a-t-il détaillé.

Pour l'ancien candidat à la présidentielle de 2017, le chef de l'Etat "doit comprendre, doit interpréter" la "souffrance dans le pays". Cette souffrance "ne peut pas se satisfaire comme il l'a fait dans son intervention d'acte de contrition, d'auto-flagellation". "Les gens voient que c'est une nouvelle ruse de communication", a-t-il estimé. Emmanuel Macron a reconnu lors de l'interview du 14-Juillet des "maladresses" et des "erreurs". Sans pour autant induire un changement de sa politique. 

Jean-Luc Mélenchon a déploré "la naïveté" du président de la République, qui "peut-être n'évalue pas correctement le moment dans lequel nous vivons" par manque d'expérience politique. "Il se comporte un peu comme s'il était entre gens de bonne compagnie", a-t-il conclu. 

 

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