Emmanuel Macron : "On ne choisit pas une part de France, on choisit la France"

Emmanuel Macron : "On ne choisit pas une part de France, on choisit la France"
Emmanuel Macron, le 16 juin 2020, à Marcy l'Etoile

, publié le vendredi 04 septembre 2020 à 11h15

A l'occasion des 150 ans de la République et d'une cérémonie de naturalisation de cinq nouveau citoyens, le chef de l'Etat a livré un plaidoyer pour le modèle de gouvernement français, qui reste "toujours à protéger".

"La République ne déboulonne pas de statues". Dans l'enceinte du Panthéon, Emmanuel Macron a défendu le patriotisme républicain dans un discours à la fois historique et aux messages politiques, vendredi 4 septembre.

Le chef de l'Etat a pris la parole devant cinq nouveaux citoyens français naturalisés.

"Devenir français c'est accepter de devenir plus qu'un individu poursuivant ses intérêts propres. Un citoyen qui cultive une vertu républicaine. Des devoirs et des droits, mais des devoirs d'abord. Un patriotisme républicain de chaque instant. La République n'est pas donnée, jamais acquise. C'est une conquête, elle est toujours à protéger", a t-il d'abord déclaré avant de lancer plusieurs messages sur fonde de lutte contre le séparatisme.

"Renoncements et censure"

"Être français c'est aimer passionnément la liberté. La liberté dans notre République est un bloc", a t-il lancé, évoquant le droit de vote, la liberté de conscience et en particulier la laïcité. Ce régime unique au monde qui garantir la liberté de croire ou de ne pas croire. "Etre français, c'est défendre le droit de faire rire, la liberté de railler.
C'est être toujours des combattants de la liberté et plus encore quand les renoncements prospèrent et que la censure progresse". "Les lois de la République sont toujours supérieures aux règles particulières", a t-il ensuite insisté. "Il n'y aura jamais de place pour ceux qui, souvent au nom d'un dieu, parfois avec l'aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d'un groupe. La République n'admet aucune aventure séparatiste", a t-il lancé, rappelant le projet de loi de lutte contre le séparatisme qui sera présenté à l'automne.


Emmanuel Macron a également réservé un mot pour les édiles de France et dépositaires de la force publique. "Ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre et aux élus ne passeront pas", a t-il clamé. "La fraternité repose sur chaque citoyen et pas simplement sur un Etat qui donnerait des droits". "Aimer nos paysages, notre histoire, notre culture en bloc. C'est pour cela que la République ne déboulonne pas de statues. On ne choisit pas une part de France, on choisit la France".

En parallèle de ces déclarations, le président de la République a évoqué la lutte pour l'égalité des chances, qui "n'est pas encore effective aujourd'hui dans notre République". "Chaque citoyen doit pouvoir construire sa vie par son travail, par son mérite. Nous sommes encore loin de cet idéal. Nous irons plus loin et plus fort", a t-il annonçant, la décrivant comme une "priorité".

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