Emmanuel Macron fait un parallèle inattendu entre les "gilets jaunes" et l'invasion du Capitole

Emmanuel Macron fait un parallèle inattendu entre les "gilets jaunes" et l'invasion du Capitole©Panoramic

, publié le vendredi 05 février 2021 à 09h55

Face au groupe de réflexion américain Atlantic Council, le chef de l'État a analysé, jeudi 4 février, la multiplication des actions violentes dans nos sociétés, en prenant pour exemple les "gilets jaunes" et l'envahissement du Capitole.

Les réseaux sociaux créent-ils plus de violence dans nos sociétés ? C'est cette question épineuse qu'Emmanuel Macron a évoquée dans un entretien accordé, en anglais, au groupe de réflexion Atlantic Council, basé à Washington (États-Unis). "Je pense d'abord que la violence, la haine, la xénophobie sont de retour dans nos sociétés.

Et je pense que c'est tout nouveau", a ainsi posé le chef de l'État français dans cet entretien diffusé par l'organisation, jeudi 4 février.

Pour illustrer cette montée des violences, Emmanuel Macron n'a pas hésité à mettre en parallèle deux évènements qui ont marqué l'actualité ces dernières années, à savoir le mouvement des "gilets jaunes" en France et [LINK url="http://

"]l'invasion du Capitole aux États-Unis par des partisans de Donald Trump, le 6 janvier dernier. "2018 en France, 2021 aux États-Unis : voilà en effet la nouvelle violence dans nos démocraties, largement liée aux réseaux sociaux. C'est notre nouveau mode de vie", observe-t-il devant le think tank. Pour rappel, au plus fort de la crise des "gilets jaunes", de nombreux appels aux rassemblements étaient initialement organisés via des groupes sur différents réseaux sociaux, comme Facebook, avant d'inonder les rues de plusieurs grandes villes françaises.

Ce genre de mouvement qui engendre des comportements violents, Emmanuel Macron estime qu'il est "poussé et légitimé par certains groupes politiques et pour moi, il s'agit d'un grand changement anthropologique". Se pose alors le problème de la réponse que doit apporter l'État face à ce genre d'agissements, qui parfois sont la manifestation violente d'un malaise réel.

"Pour les gens normaux, c'est inacceptable et ils attendent de nous que nous fassions cesser de telles violences", a expliqué Emmanuel Macron à Atlantic Council. "Mais cela devient très difficile quand cette violence est perçue par beaucoup de gens comme étant légitime. Et c'est exactement ce que nous vivons", a-t-il analysé.

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