Emmanuel Macron est un "destructeur qui met en place les conditions de la victoire de l'extrême droite", dénonce Xavier Bertrand

Emmanuel Macron est un "destructeur qui met en place les conditions de la victoire de l'extrême droite", dénonce Xavier Bertrand
Xavier Bertrand le 3 mai 2021 à Maubeuge (Nord).

publié le jeudi 06 mai 2021 à 09h01

Le président sortant des Hauts-de-France estime que l'objectif du chef de l'Etat est de "briser la droite" afin de s'assurer de se retrouver en 2022 face à Marine Le Pen et de l'emporter. 

Après l'offensive du la majorité présidentielle en Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui a provoqué un véritable psychodrame au sein des Républicains, Xavier Bertrand table du poing sur la table et s'en prend directement à Emmanuel Macron, qu'il qualifie de "calculateur froid" et de "destructeur". Une attitude qui pourrait bien conduire à l'élection de Marine Le Pen, alerte-t-il. 



Le président de la République "est parfaitement lucide sur le rejet dont il est l'objet" et "pense que sa seule chance de l'emporter" est "de n'avoir en face de lui que Marine Le Pen", estime le président de la région Hauts-de-France, candidat à sa propre réélection mais également à la présidentielle de 2022, dans un entretien au Figaro mis en ligne mercredi soir 5 mai. "Pour cela, il lui faut briser la droite", affirme-t-il, estimant que l'accord LR-LREM présumé en Paca, et qui a fait tanguer LR, se fondait sur un "pseudo-front républicain".




Emmanuel Macron "sait que son adversaire le plus dangereux c'est la droite républicaine" et "c'est pour cela qu'il cherche à la briser", insiste-t-il. Mais "c'est jouer avec le feu" et "un danger mortel" car, "en instituant Marine Le Pen comme seule opposante, il met en place les conditions objectives de la victoire de l'extrême droite".

Estimant que le président LR sortant de la région Paca, Renaud Muselier, s'est "bien sûr fait piéger" avec cet accord LR-LREM annoncé par le Premier ministre Jean Castex, il avertit : "le risque majeur de la droite serait de se diviser sur de fausses querelles et de tomber dans les médiocres pièges politiques qui nous sont tendus". "Rassemblée, elle l'emportera", estime celui qui a quitté Les Républicains en 2017 après l'élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti. 
 

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