Emmanuel Macron en Irak pour une visite sous haute tension

Emmanuel Macron en Irak pour une visite sous haute tension
Emmanuel Macron, à Paris, en décembre 2020
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publié le samedi 28 août 2021 à 08h05

Paris fournit à l'Irak un appui militaire, notamment aérien, avec en moyenne 600 hommes sur place.

Emmanuel Macron participe samedi à Bagdad à une conférence régionale, où les talibans au pouvoir en Afghanistan et le retour sur le devant de la scène du groupe Etat islamique (EI), auteur d'un attentat sanglant à Kaboul, seront l'objet de toutes les préoccupations.


Le président français veut montrer que la France conserve un rôle dans la région, poursuit la lutte contre le terrorisme et soutient les efforts de médiation de l'Irak, "pays pivot, essentiel à la stabilité du Moyen-Orient", explique l'Elysée.  Il se rendra dimanche au Kurdistan irakien, où il saluera la lutte des Kurdes contre l'EI, puis à Mossoul, symbole de la victoire contre le groupe radical qui l'a occupée de 2014 à 2017. 

Ce voyage de 48 heures s'annonce sous très haute sécurité. Les déplacements des officiels et journalistes étrangers s'effectuent ainsi dans des véhicules blindés.  "Comme au Sahel, il s'agit de notre voisinage et de notre sécurité nationale. La France tient à poursuivre ce combat en Irak et ailleurs pour éviter la résurgence toujours possible de Daech", a souligné l'Elysée, en utilisant un acronyme arabe pour désigner l'EI

Avec cette conférence régionale, l'Irak entend "désamorcer" les tensions entre l'Iran et l'Arabie saoudite, selon un conseiller du Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi. Sont notamment attendus les ministres iranien et saoudien des Affaires étrangères, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le roi de Jordanie Abdallah II. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a été invité, mais sa présence n'est pas confirmée.

Mais les discussions devraient déborder du cadre du Moyen-Orient, après la prise du pouvoir par les talibans en Afghanistan et l'attentat jeudi à l'aéroport de Kaboul mené par une branche de l'EI, qui a fait des dizaines de morts dont 13 soldats américains. Pour le président français, déjà venu brièvement en Irak l'an dernier, la menace accrue que représente l'EI après cet attentat justifie d'autant plus son soutien à Bagdad. "Ces événements montrent qu'il est urgent de soutenir plus que jamais le processus politique en cours en Irak et d'y associer les voisins, car sans un Irak stable souverain et prospère il n'y aura pas de solutions aux menaces sécuritaires dans la région", souligne son entourage. 
 

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