Emmanuel Macron défend le port du masque, "une contrainte raisonnable que nous devons accepter pendant un temps"

Emmanuel Macron défend le port du masque, "une contrainte raisonnable que nous devons accepter pendant un temps"
Emmanuel Macron le 28 août 2020 dans les ateliers du laboratoire pharmaceutique Seqens à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine).
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, publié le vendredi 28 août 2020 à 12h44

La "contrainte" du port du masque "permet de ralentir la circulation du coronavirus et permet à l'activité économique de repartir dans de bonnes conditions", a plaidé vendredi matin le chef de l'Etat.
  



Face à une épidémie du coronavirus qui "regagne du terrain", 21 départements sont désormais en zone rouge et le port du masque est depuis vendredi 28 août obligatoire partout à Paris. Une mesure similaire a été prise à Marseille mercredi soir. Il s'agit "d'apprendre à vivre avec le virus", a justifié à la presse Emmanuel Macron, lors de la visite d'un laboratoire pharmaceutique à Villeneuve-la-Garenne, au cours de laquelle il a annoncé que 15 des 100 milliards du plan de relance seraient consacrés à l'innovation et aux relocalisations.

"Comme vous, je n'aime pas porter un masque (...) c'est gênant, c'est pénible", a-t-il reconnu, citant encore les "gestes barrières", qui "ne sont pas naturels dans nos habitudes" de "peuple latin". "Je pense que c'est une contrainte qui est raisonnable, que nous devons accepter pendant un temps, parce qu'elle permet de ralentir la circulation de ce virus et justement, elle permet à l'activité économique de repartir dans de bonnes conditions", a-t-il expliqué. "La pire des choses ce serait d'être dans le relâchement aujourd'hui pour laisser le virus circuler plus rapidement, ce qui nous conduirait immanquablement à des reconfinements et donc des arrêts d'activité", a-t-il souligné.

"Vivre avec le virus, c'est une vie avec un certain nombre de contraintes, de respect de gestes barrières... C'est vrai que ce n'est pas une vie tout à fait normale mais ce n'est pas non plus une vie de bagne", avait déclaré la veille son Premier ministre Jean Castex. 

"Coordination européenne"

Interrogé sur les restrictions de voyage en France édictées par la Grande-Bretagne, la Belgique ou l'Allemagne, Emmanuel Macron a appelé à "la coordination européenne". "Ça n'a aucun sens de fermer les frontières entre deux pays quand il y a (...) des zones de circulation active (du virus, ndlr) qui sont bien identifiées. Il faut plutôt avoir une méthodologie commune pour définir ces zones de circulation active et pour les traiter au sein de chaque pays", a-t-il insisté.

Pour le président, "on a encore des progrès à faire pour améliorer la coordination". "Nous allons œuvrer dans les prochains jours pour justement avancer sur ce point", a-t-il ajouté, appelant à ne pas répéter "les erreurs du mois de mars sur ce sujet". "C'est contre-productif et c'est surtout inefficace dans la lutte contre le virus et sa propagation".
 

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