"Elle a les moyens de payer" : Djebbari répond à Pécresse qui menace de ne plus payer la SNCF et la RATP

"Elle a les moyens de payer" : Djebbari répond à Pécresse qui menace de ne plus payer la SNCF et la RATP
Jean-Baptiste Djebbari à Paris, le 29 juin 2020.

, publié le mercredi 01 juillet 2020 à 11h16

L'État et la région Île-de-France ont engagé un bras de fer sur le financement des transports publics.

"Elle a les moyens de payer le 8 juillet". Le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, n'a pas donné suite, mercredi 1er juillet, à l'ultimatum posé par Valérie Pécresse.

La présidente de la région Île-de-France et d'IDF-Mobilités, l'autorité en charge des transports franciliens, a réitéré mardi sa menace d'arrêter de payer la SNCF et la RATP le 8 juillet si l'État ne compensait pas les pertes subies par les transports publics de la région à cause de la crise du coronavirus.

"L'État a déjà compensé 425 millions d'euros au titre de la perte de fiscalité pour la région Île-de-France", a déclaré le secrétaire d'État sur BFMTV. En trésorerie, avec ce que nous avons compensé, elle a les moyens de payer la RATP et la SNCF."


"Nous avons décidé à l'unanimité du conseil d'administration d'Île-de-France Mobilités que le 8 juillet, date à laquelle nous n'aurons plus de trésorerie, nous cesserons de payer la RATP et la SNCF", a affirmé mardi Valérie Pécresse sur LCI. "Ou l'Etat refuse de payer, ou il est mis devant ses responsabilités", a-t-elle ajouté. La société gestionnaire des transports est "dans une situation catastrophique, de quasi faillite", selon elle. En effet les quelque 425 millions promis par l'État représentent "15% des 2,6 milliards de pertes (...) que le Covid a générées pour Île-de-France Mobilités", a-t-elle expliqué.

"Ce que veut le gouvernement est que j'augmente le Pass Navigo pour rembourser les pertes Covid", a-t-elle assuré, en évoquant "une augmentation de 20 euros". Mais "je refuse d'instaurer un impôt Covid sur les Franciliens", a-t-elle dit.

"Nous ne le souhaitons évidemment pas, a répondu Jean-Baptiste Djebbari, selon qui Valérie Pécresse est animée d'arrières pensées politiques. Je ne veux pas que les voyageurs, les usagers de la région Île-de-France soient pris en otage politique d'un sujet pour lequel l'État a agit." Il a enfin appelé Valérie Pécresse à payer, "comme elle doit le faire contractuellement".

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