Élections sénatoriales : sévère défaite de Ségolène Royal

Élections sénatoriales : sévère défaite de Ségolène Royal
Ségolène Royal à Marseille, le 23 janvier 2021.

publié le lundi 27 septembre 2021 à 08h43

Elle a déploré "la stratégie de la division" du PS, qui avait refusé de lui accorder son investiture.

C'est un retour en politique avorté pour Ségolène Royal. L'ancienne candidate à l'élection présidentielle a été sévèrement battue, dimanche 26 septembre à l'élection des sénateurs représentant les Français de l'étranger, dans un scrutin marqué par l'élection d'une nouvelle candidate écologiste, selon les résultats communiqués par les candidats à l'issue du scrutin.

Ségolène Royal, à qui le PS avait refusé l'investiture, a fait part de sa "déception", mais a dit ne pas regretter d'avoir pris part à "une campagne importante" qui lui a permis de "prendre la mesure de la dégradation de l'image de la France à l'international".

Elle a recueilli 11 voix sur 533, soit 2% des suffrages exprimés.

"Quand la gauche est divisée, elle perd, a réagi la candidate sur BFMTV. Le Parti socialiste avait décidé de mettre un candidat contre moi, il y avait une autre candidate, ça faisait quatre listes de gauche. Voilà, les électeurs sanctionnent la division." Elle par ailleurs annoncé qu'elle allait transformer en parti politique son association "Désirs de France".

De son côté, EELV a salué dans un communiqué l'arrivée au Sénat de Mélanie Vogel, "une jeune femme expérimentée, membre de la direction du parti vert européen et engagée sur les questions féministes, antiracistes et LGBTI".



Six des douze sièges des sénateurs représentant les Français établis hors de France étaient remis en jeu, avec un an de retard, à cause de la crise sanitaire. Ils auraient dû l'être en septembre dernier, lors du renouvellement par moitié du Sénat.

Dix listes étaient en lice. Deux des trois sortants qui se représentaient ont été réélus : Christophe-André Frassa (Les Républicains - liste "Ensemble, la Droite et les Indépendants pour les Français de l'étranger") et Olivier Cadic (centriste, liste "Libres et Indépendants").

L'ancien sénateur LR Jean-Pierre Bansard (liste "La voix des Français de l'étranger"), dont l'élection en 2017 avait été annulée par le Conseil constitutionnel, a également été réélu. Au total la droite perd un siège. Jacky Deromedi (LR), en seconde position sur la liste de M. Frassa, n'a pas été réélue, tandis que Robert del Picchia (LR) ne se représentait pas.

À gauche, le groupe socialiste conserve son siège, malgré la division, avec l'élection du candidat investi par le parti Yves Chantrel ("Rassemblement de la gauche écologiste sociale et solidaire"). La cheffe de file d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Mélanie Vogel ("Ecologie-Solidarité-Proximité"). Elle viendra consolider le groupe écologiste, le plus petit du Sénat avec actuellement 11 membres, depuis l'exclusion d'Esther Benbassa.

Enfin, la liste du parti de la majorité présidentielle ("Français de l'étranger, notre avenir s'écrit ensemble"), conduite par la députée LREM Samantha Cazebonne, obtient elle aussi un siège.

Les six sénateurs élus dimanche entreront en fonction le vendredi 1er octobre 2021. Leur mandat, expirant le 30 septembre 2026, est donc exceptionnellement réduit à cinq ans.

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