Élections européennes : "une réplique de la présidentielle", estime Marine Le Pen

Élections européennes : "une réplique de la présidentielle", estime Marine Le Pen
Marine Le Pen en meeting à Paris, le 13 janvier 2019.

Orange avec AFP-Services, publié le dimanche 13 janvier 2019 à 18h05

Contrairement à 2017, la présidente du Rassemblement national compte cette fois-ci "battre Macron", comme elle l'a souligné plusieurs fois lors du lancement de la campagne pour les européennes, dimanche 13 janvier, à Paris.

Les élections européennes seront "l'occasion de prendre (Emmanuel) Macron sur deux fronts, en France et en Europe", a déclaré Marine Le Pen en lançant son parti dans la campagne, dimanche 13 janvier.

"Si Emmanuel Macron n'a pas la sagesse de changer la politique, s'il n'a pas la sagesse de se tourner à nouveau vers le peuple par une dissolution, pour en appeler au jugement démocratique, alors l'arbitrage démocratique devra venir des élections européennes", a estimé la présidente du Rassemblement national devant plusieurs centaines de militants réunis à Paris.


"Il s'agira de battre Macron", confronté depuis plusieurs semaines à la crise des "gilets jaunes", que le RN soutient, a ajouté la finaliste de la présidentielle en 2017, en soulignant que le scrutin du 26 mai serait "comme la réplique de la présidentielle".

Marine Le Pen estime par ailleurs que "la seule force capable de battre Macron, c'est la notre". 

Des transfuges LR

"Dans le contexte de la saine révolte des 'gilets jaunes'", les élections européennes seront "l'occasion de dénouer la crise politique née de l'aveuglement, de l'intransigeance, du mépris de classe, de la spoliation fiscale et de la déconnexion humaine d'un président, dérangeant dans ses attitudes, inquiétant dans ses comportements, incompétent dans ses fonctions", a lancé la présidente du RN devant quelque 2.000 militants qui scandaient "on arrive".

Marine Le Pen a profiter de ce meeting pour présenter les 12 premiers candidats de sa liste, "sur laquelle ont vocation à se retrouver tous les Français qui aspirent à un véritable changement, à une rupture totale avec cette politique anti sociale et anti nationale".

"C'est à nous de décider qui rentre chez nous, qui y reste, et (...) qui est invité à repartir", a ajouté la responsable politique qui n'a pas dévié de sa ligne anti-immigration, pendant que des militants scandaient "on est chez nous".

Sur la liste conduite par le jeune fidèle de Marine Le Pen, Jordan Bardella, l'ancien ministre LR de Nicolas Sarkozy, Thierry Mariani, figure à la troisième place, emblème du rassemblement auquel aspire le RN (ex-FN) depuis qu'il a changé de nom en juin, ainsi que l'ancien député LR de Gironde, Jean-Paul Garraud.

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