Elections européennes : la guerre des gauches est lancée

Elections européennes : la guerre des gauches est  lancée

Les prochaines élections européennes devraient se tenir le 26 mai 2019.

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leparisien.fr, publié le jeudi 12 avril 2018 à 14h14

La multiplication des listes inquiète. Les différents partis de gauche pourraient s'empêcher mutuellement d'avoir des sièges au Parlement européen.

Avis d'embouteillage sur les routes européennes ! A gauche, tous les regards sont tournés vers les élections de mai 2019. Le scrutin européen aura valeur de test, mais la multiplication des listes laisse planer un risque : que plusieurs d'entre elles ne fassent pas mieux que de s'empêcher mutuellement d'avoir des élus au Parlement européen.

La France insoumise fera fi des alliances ! Elle possède une avance électorale sur ses concurrents, et espère a minima dépasser les 10 %. Plus ? Leur « plan B », de sortie de l'UE s'ils ne parviennent pas à infléchir la politique européenne, confère à LFI une image eurosceptique, qui peut séduire des souverainistes mais aussi rebuter un certain électorat de gauche. Les Insoumis manquent aussi de partenaires en Europe. Car l'année qui s'ouvre sera aussi celle de la course aux alliés dans l'UE.

Le défi de Génération-s face au PSPour Génération-s, le mouvement fondé par Benoît Hamon, ce sera le tout premier rendez-vous électoral. Lui est déjà engagé dans une alliance européenne avec DIEM25, le mouvement transnational du grec Yanis Varoufakis et une poignée de partis répartis dans quelque six ou sept pays. La liste pourrait s'allonger. Génération-s souhaite être la première formation de gauche ouvertement proeuropéenne et écologiste. L'enjeu : passer dès ce scrutin devant le PS, afin de prouver que le pari de Hamon de quitter sa famille politique était le bon.

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S'ils ne veulent pas se faire manger par leur ex, les socialistes doivent, eux, réussir à se rebâtir une ligne politique cohérente sur l'Europe. C'est le premier chantier d'Olivier Faure, nouveau premier secrétaire. Il leur faudra aussi réussir à mettre en avant des têtes de liste « sexy », confiait récemment un député, s'ils veulent ne pas trop paraître « vieux monde », entre celles d'En Marche et de Génération-s. « Je pense malgré tout que ce sera encore un peu tôt pour le PS », redoute un cadre. La nouvelle direction n'a qu'un an pour remettre le parti sur de bons rails.

Des listes communes en prévision ?La dernière inconnue pour la gauche à ce scrutin sera la position des écologistes et des communistes. Une partie d'EELV aimerait faire liste commune avec Hamon, mais d'autres comme l'eurodéputé Yannick Jadot, rejettent pour l'instant cette option. Quant au PCF, il discute également, entre autres, avec Génération-s, et il sera difficile pour les communistes d'avoir des élus sans s'allier.

S'ils tentent d'afficher leur union face à Macron en plein mouvement social, côté Européennes, la guerre des gauches est bel et bien lancée !

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