Elections départementales : le PCF perd son dernier fief du Val-de-Marne

Elections départementales : le PCF perd son dernier fief du Val-de-Marne
Photo d'illustration.
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publié le lundi 28 juin 2021 à 13h24

Ces élections locales sont aussi un sévère revers pour le Rassemblement national, qui a échoué à s'imposer dans un département.

A l'ombre des élections régionales, les élections départementales ont été marquées dimanche 27 juin également par un relatif statu quo. La droite a consolidé sa domination après le raz-de-marée de 2015, dépossédant le Parti communiste de son dernier fief du Val-de-Marne.

Le PCF le dirigeait depuis 1976, son tout dernier fief après la perte de l'Allier en 2015. La droite a aussi ravi les départements des Alpes-de-Haute-Provence et le Finistère, tous deux à gauche depuis 23 ans. Le président sortant, le communiste Christian Favier, a fait part, dans un communiqué, de sa "profonde tristesse".


Déjà l'année dernière, lors des élections municipales, les communistes avaient reçu un sérieux avertissement : les bastions historiques de Champigny-sur-Marne (la ville de l'ancien secrétaire général du PCF, Georges Marchais, dirigée par le parti depuis 1950), Choisy-le-Roi (1959) ou encore Valenton (sous pavillon rouge depuis 1920 et le Congrès de Tours), toutes situées en région parisienne, étaient tombés aux mains de la droite.

La droite et le centre, qui disposaient d'une très large majorité de 70 départements contre 33 pour la gauche (avec les Outre-mer) depuis les élections de 2015, pourraient en détenir 73 après le scrutin de dimanche. Elle a créé la surprise en remportant une victoire historique dans le Puy-de-Dôme, un bastion de la gauche qui n'a connu que deux alternances à droite depuis 1945 : entre 1973 et 1976 puis entre 1992 et 1998. La gauche a toutefois récupéré la Charente et les Côtes-d'Armor qui étaient passée à droite en 2015.

Marine Le Pen élue à Hénin-Beaumont 

Comme pour les régionales, le Rassemblement national essuie un revers pour ces élections départementales. Le parti de Marine Le Pen ne remporte aucun département et n'est plus présent que dans huit départements contre 14 en 2015.



Le parti "perd 36 conseillers départementaux, soit plus de la moitié de ses élus à cet échelon puisqu'ils étaient 62 en 2015", précise France Inter. Le Monde souligne de son côté que le RN avait pourtant qualifié des binômes dans 567 cantons, en tête dans 72 d'entre eux. "A l'arrivée, il ne l'emporte que dans 14 cantons, soit 28 sièges", note le quotidien du soir.


Ejecté notamment des conseils de l'Aisne et de l'Oise, le RN conserve toutefois six élus sur douze dans le Pas-de-Calais. Marine le Pen a obtenu une maigre consolation à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où elle a remporté le scrutin avec 59,72 % des voix.Il reste toutefois des incertitudes autour de trois départements, l'Ardèche, la Seine-Maritime et le Vaucluse, qui seront levées au plus tard jeudi lors de l'élection des présidents des conseils départementaux.

 

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