Election LR: pour la droite, c'est "l'année moins 2", estime Copé

Election LR: pour la droite, c'est "l'année moins 2", estime Copé
Jean-François Copé le 9 mai 2017 à Paris

AFP, publié le vendredi 30 août 2019 à 10h17

L'ancien président de l'UMP (devenu Les Républicains), Jean-François Copé, qui soutient Christian Jacob pour l'élection à la présidence du parti en octobre, estime que pour la droite, c'est "l'année moins 2" et qu'il faut faire "revenir tout le monde autour de la table".

"Nous étions à l'année zéro de la droite en 2017 après le désastre de la présidentielle, nous sommes paradoxalement à l'année moins 2, c'est-à-dire qu'on a encore réussi à reculer", a déploré vendredi le maire de Meaux sur France 2, en critiquant "l'état de sectarisme, de recroquevillement dans lequel était arrivée la droite ces deux dernières années" sous la présidence de Laurent Wauquiez.

"On a besoin à la tête de ce qu'il reste de la droite française de quelqu'un qui soit en situation de rassembler, de permettre à chacun de donner le meilleur de lui-même (...) et aujourd'hui, celui qui a cette expérience, c'est Christian Jacob", a-t-il expliqué. Patron des députés LR, Christian Jacob est le grand favori dans la course à la présidence des Républicains face aux députés Julien Aubert et Guillaume Larrivé.

"On va essayer de faire un peu revenir tout le monde autour de la table", a-t-il ajouté, en invitant à "renouer avec l'authenticité, la sincérité, par exemple de ne pas être obligé de critiquer tout le temps, par principe, quand on pense qu'une mesure prise par le gouvernement est bonne". 

"Dire aujourd'hui que le G7 a été une réussite et qu'on le doit à Emmanuel Macron, ça s'appelle du bon sens", a donné en exemple l'ancien président de l'UMP.

Selon lui, "l'option d'une victoire de l'extrême droite en France est réelle, (...), crédible", et c'est pourquoi "il est vital que la droite française se reconstruise" pour "pouvoir proposer le moment venu aux Français un message dans l'hypothèse où pour des raisons X ou Y, Emmanuel Macron ne serait plus considéré comme l'homme de la situation".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.