Edouard Philippe : une main «tendue» aux syndicats de la SNCF mais «toujours ferme»

Edouard Philippe : une main «tendue» aux syndicats de la SNCF mais «toujours ferme»
Hôtel Matignon, Paris 7e, le 6 avril 2018. Edouard Philippe Premier ministre dans son bureau de l'hôtel Matignon

leparisien.fr, publié le jeudi 26 avril 2018 à 10h45

Pour le Premier ministre, la grève n'est «jamais une solution».

Le Premier ministre Édouard Philippe souhaite que les syndicats grévistes de la SNCF « prennent leurs responsabilités rapidement », répétant que la grève n'est « jamais une solution ».

La SNCF connaîtra ce week-end ses onzième et douzième jours de grève, à l'appel d'une intersyndicale CGT, Unsa, CFDT, SUD, qui proteste contre la réforme ferroviaire du gouvernement. Depuis début avril, cette grève à épisodes perturbe fortement le trafic des trains.

« Je pense que ce n'est jamais une solution la grève, et je préférerais que (les syndicats grévistes) prennent leurs responsabilités rapidement », a déclaré Edouard Philippe sur Europe 1, répétant à nouveau qu'il déplorait les effets « extrêmement pénalisants » du mouvement « pour un très grand nombre de Français » et « pour la SNCF ».

Interrogé sur l'invitation de l'ensemble des syndicats de la SNCF à des réunions bilatérales le 7 mai à Matignon, il a assuré qu'il ne s'agissait « pas du tout » d'un recul.

«C'est l'ensemble des Français qui vont porter une dette accrue»

Le gouvernement reste « déterminé » à mener ce qu'il considère comme une réforme « indispensable », et ses trois axes principaux - ouverture à la concurrence, transformation en société anonyme et fin du recrutement au statut - ne font « pas l'objet de discussions », a affirmé le Premier ministre. Il a assumé sa « main toujours tendue » mais « toujours ferme ».

Il y a, malgré tout, « encore beaucoup de choses à discuter », a-t-il affirmé, revenant que les « questions relatives à la reprise de la dette » de la SNCF par l'État, notamment « le montant, le rythme, les modalités ».

Édouard Philippe a redit que si l'État reprend la dette, « c'est l'ensemble des Français qui vont porter une dette accrue ». Ils sont donc « en droit d'être exigeants avec la SNCF [...] pour que l'entreprise ne creuse pas à nouveau une dette ».

« Il faut aussi entendre le désarroi des usagers et des clients de la SNCF, il faut aussi entendre l'effet de cette grève sur un certain nombre d'entreprises », a-t-il conclu.

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