Edouard Philippe prêt à accueillir des "marcheurs" dans son futur parti

Edouard Philippe prêt à accueillir des "marcheurs" dans son futur parti
Edouard Philippe, le 3 septembre 2021 à Deauville.

publié le samedi 02 octobre 2021 à 18h20

L'ancien Premier ministre va lancer sa nouvelle organisation politique le 9 octobre.

Officiellement, il ne veut pas faire d'ombre au président de la République. L'ancien Premier ministre Edouard Philippe a même assuré, samedi 2 octobre, aux militants de La République en marche réunis en "campus" à Avignon qu'ils seraient "les bienvenus" dans son futur parti qu'il lancera le 9 octobre.

"J'ai eu l'occasion de dire que je souhaitais participer à l'élargissement de la majorité, du socle électoral du président" Emmanuel Macron, a expliqué l'ancien chef du gouvernement dans un message vidéo diffusé lors du grand raout de LREM qui réunit environ 4.000 personnes. "J'aurai l'occasion de prendre des initiatives politiques le 9 octobre au Havre. L'objectif, c'est de participer à la nouvelle offre politique qui découlera de cette campagne présidentielle. Et évidemment, vous êtes les bienvenus au Havre le 9 octobre", a-t-il ajouté.

Edouard Philippe a une nouvelle fois assuré qu'il "souhaitait" qu'Emmanuel Macron soit candidat et réélu en avril 2022, lui assurant de son soutien avec "loyauté" et "enthousiasme". Mais son plaidoyer pour repousser l'âge de la retraite jusqu'à 67 ans ou ses grandes réserves sur le revenu d'engagement pour les jeunes promis par Emmanuel Macron, tel qu'exposé dans une interview à Challenges jeudi dernier, ont semé l'interrogation chez certains marcheurs.

La création imminente d'un nouveau parti, alors qu'il ne s'est pas rendu physiquement au rendez-vous d'Avignon, y a également contribué, alors que la macronie tente de structurer la majorité présidentielle au sein d'une "maison commune".

La nouvelle formation d'Edouard Philippe, issu de LR et qui a toujours refusé de prendre sa carte à LREM, devra-t-elle en faire partie? "Oui", Edouard Philippe "a vocation à être 'sous la tente'", a assuré samedi le patron de LREM, Stanislas Guerini, répétant qu'il n'y avait "pas de différence dans la majorité présidentielle par rapport à cette démarche". 
 

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