Édouard Philippe : "Les manifestations ne changeront pas le texte"

Édouard Philippe : "Les manifestations ne changeront pas le texte"

Le Premier ministre, Édouard Philippe, le 6 septembre 2017 à l'Élysée.

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Orange avec AFP, publié le samedi 09 septembre 2017 à 08h30

Édouard Philippe le martèle une nouvelle fois dans une interview publiée ce samedi 9 septembre par Sud-Ouest : les manifestations contre la réforme du droit du travail n'ont "pas vocation à changer le contenu des ordonnances".

"Tout avait été annoncé avant l'élection présidentielle par le chef de l'État, puis avant les législatives", justifie-t-il. "Nous avons eu un débat parlementaire très intense, des rencontres extrêmement nombreuses avec les partenaires sociaux.

Nous avons présenté les ordonnances le 31 août dernier". Édouard Philippe rejette le vocable d'"épreuve de force" alors que trois manifestations sont d'ores-et-déjà prévues les 12, 21 et 23 septembre à l'appel des syndicats et de la France insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon.

"LE CODE DU TRAVAIL EMPÊCHE LES EMBAUCHES"

"Je ne crois pas que ce soit une épreuve de force. Et encore moins un coup d'État social. Lorsque vous présentez une loi qui a été annoncée avant les élections et qui a été débattue au Parlement, validée par le Conseil constitutionnel, vous ne faites pas un coup d'État. Nous respectons au contraire les engagements validés démocratiquement par les Français", plaide-t-il.


"Le problème est d'abord que le Code du travail empêche les embauches", poursuit l'ancien maire Les Républicains du Havre, affirmant "vouloir réparer le pays". "Dans la situation actuelle, beaucoup de petits entrepreneurs rechignent en effet à embaucher parce qu'ils savent que cela peut les placer en risque si la situation de leur entreprise se dégrade".


L'ancien lieutenant d'Alain Juppé répond également à son ancien mentor, pour qui la politique fiscale de l'exécutif était marquée par un "flou artistique". "Après la présentation du budget, Alain Juppé verra que rien n'est flou ; j'ai bon espoir qu'il y trouve la cohérence à laquelle il est attaché", ajoute-t-il.

Le Premier ministre se rend samedi à Pau pour rencontrer le dirigeant du MoDem et maire de la ville François Bayrou, avec qui il doit s'afficher à la foire de la cité béarnaise. L'ancien ministre de la Justice a suggéré à l'exécutif cette semaine de renforcer son "projet social".
 
181 commentaires - Édouard Philippe : "Les manifestations ne changeront pas le texte"
  • Il a raison. C'est bien ce qu'a dit le président Macron corroborant ce que pensent les français dans leur grande majorité : les fainéants, les cyniques et les extrêmes seront seuls dans la rue mardi et il est à parier qu'ils ne seront que cette poignée de minables, adulateur du plus zélé d'entre eux, Mélenchon l'abruti comme il se définit puisqu'il sera dans la rue, et qu'il a dit que les abrutis doivent y descendre aussi, dont son copain Martinez.

  • Si la France est bloquée on verra bien.

  • je voudrais rappeler a tous ces beaux messieurs qu'ils ne sont pas la pour faire de la répression mais pour améliorer les conditions de vie de tous les français

  • oui il faut être présents aux manifestations. J'ai regardé il y a quelques mois l'interview de l'ancien maire du havre. C'était désolant de voir cela. l'élection a été faite de mensonges. Pas beau la politique. Ils n'ont rien de commun avec François MIT...
    La seule chose d'important pour eux c'est de gagner pendant 5 ans beaucoup d'argent et s'assurer un bon confort pour après. C'est une catastrophe.

  • J'avais entendu parler d'une force tranquille, je note aujourd'hui, qu'il existe également une assurance tranquille, matérialisée par un zeste de morgue et une dédaigneuse supériorité.
    "Manifestez toujours, vous m'intéressez", voici une légende on ne peut plus allusive, en parfaite adéquation avec les propos tenus.
    Contre toute attente, une telle détermination me réjouit. Ce n'est pas tant le virage
    qui vient d'être négocié, car rajouter une couche sur des salariés en situation de précarité symbolisée par l'épée de Damoclès du chômage suspendue au-dessus de leur tête et en position d'infériorité puisque ne disposant pas de moyen de nuisance,
    qui force le respect, mais plutôt la suite des réformes annoncées et à propos desquelles nous verrons, si les intéressés refusent une nouvelle fois de "prendre le train en marche", si ce sourire ne sera pas abîmé par quelques fissures.

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