Edouard Philippe : "la France, la police, la gendarmerie, ne sont pas racistes"

Edouard Philippe : "la France, la police, la gendarmerie, ne sont pas racistes"
Edouard Philippe à l'Assemblée nationale le 9 juin 2020.

, publié le mardi 09 juin 2020 à 16h57

Interpellé par une députée Les Républicains au cours des questions au gouvernement, le Premier ministre s'est défendu d'avoir lâché la police et la gendarmerie, aux lendemains des annonces de Christophe Castaner concernant la lutte contre le racisme.

"Parce que j'ai respect et confiance dans la police nationale, je porte, avec le ministre de l'Intérieur, une exigence vis-à-vis de tous les dépositaires de l'autorité publique", a lancé au micro de l'Assemblée nationale le Premier ministre, Édouard Philippe. 


Le Parlement a été le théâtre d'une joute verbale entre le chef du gouvernement et la députée (LR) Virginie Duby-Muller, au cours des questions posées au gouvernement, mardi 9 juin. L'élue de Haute-Savoie avait accusé le gouvernement de "se soumettre à la haine anti-flics" et de vouloir "mettre à genoux" les forces de l'ordre. 

"Qui, ici, peut dire que nous ne devrions pas être exigeants à l'égard d'une personne porteuse de l'autorité publique ?", a répondu le Premier ministre, invectivé par Christian Jacob, chef de file des députés LR. "La France, la police, la gendarmerie, ne sont pas racistes. Mais chaque fois qu'un acte ou un propos avéré est raciste alors il est important que l'ensemble de notre pays réagisse. (..) Respect, confiance, exigence, c'est la ligne qui doit prévaloir".

La veille, Christophe Castaner avait annoncé une suspension serait "systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d'actes ou de propos racistes".

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