Edouard Philippe aux syndicats: "Ma porte est ouverte, ma main est tendue"

Edouard Philippe aux syndicats: "Ma porte est ouverte, ma main est tendue"
Allocution d'Edouard Philippe le 11 décembre 2019 au Cese

, publié le mercredi 11 décembre 2019 à 17h16

Edouard Philippe a assuré mercredi devant le Sénat que sa porte était "ouverte" à la discussion et sa main "tendue" aux organisations syndicales, très remontées contre le projet de réforme des retraites que le Premier ministre a présenté un peu plus tôt dans la journée.

"Ce projet que nous avons mis sur la table il va donner lieu à des discussions avec les organisations syndicales. (...) Nous allons discuter, ma porte est ouverte, ma main est tendue", a déclaré le Premier ministre après la présentation de sa réforme, toujours contestée par les syndicats, y compris la confédération CFDT, pourtant favorable comme le gouvernement à un système universel.

"La ligne rouge est franchie" avec l'âge d'équilibre à 64 ans, a réagi le numéro un de la CFDT Laurent Berger, annonçant une réunion des instances de son syndicat dans l'après-midi pour "décider des actions dans les jours à venir". En outre la réforme "a été lestée par un angle budgétaire accru" et "il y a beaucoup d'insuffisances sur la pénibilité", selon M. Berger.

"J'ai bien noté qu'un certain nombre (d'organisations syndicales) étaient totalement opposées au principe d'un système universel. J'ai bien noté aussi qu'un certain nombre d'autres n'étaient pas opposées au principe d'un système universel mais ne voulaient pas dire, peut-être assumer, que en effet l'équilibre global du système pour les années qui viennent reposait sur le fait que chacun, progressivement, allait travailler un peu plus", a développé le chef du gouvernement, dans une allusion à la CFDT.

"Bon eh bien nous allons discuter, ma porte est ouverte, ma main est tendue et vous aurez remarqué que dans le projet que nous avons proposé après les travaux du Haut commissaire (Jean-Paul Delevoye), il y a beaucoup d'avancées", a-t-il ajouté.

Les syndicats de la SNCF, en première ligne dans la grève contre la réforme des retraites, ont appelé mercredi tous les salariés à renforcer la mobilisation, après des annonces jugées "pas à la hauteur".

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