Dupond-Moretti, Darmanin, Attal : Marine Le Pen allume l'exécutif à tout-va

Dupond-Moretti, Darmanin, Attal : Marine Le Pen allume l'exécutif à tout-va
Marine Le Pen, en décembre 2020, à Paris

publié le mardi 20 avril 2021 à 21h55

Dans un entretien accordé à RTL, la présidente du Rassemblement national a multiplié les piques envers le gouvernement, de la crise sanitaire jusqu'à la prochaine bataille présidentielle.

A un an de l'élection présidentielle, Marine Le Pen fourbit ses armes contre l'exécutif après avoir dévoilé les grandes lignes de son programme en vue de 2022. A l'antenne de RTL mardi 20 avril, la dernière finaliste de l'élection présidentielle a redit sa conviction d'un nouveau face-à-face avec Emmanuel Macron, écorchant au passage Gabriel Attal qui avait dit souhaiter un second tour sans Marine Le Pen. "Il peut toujours rêver", répond-elle. "Il y a une cohérence à ce que nous nous retrouvions, Emmanuel Macron et moi-même, au second tour" car "nous portons deux  visions radicalement différentes de la société française et de l'avenir que nous offrons aux Français", a-t-elle affirmé.


La présidente du RN a également répondu à Gérald Darmanin, qui l'avait comparée au "peuple de Chantecler". "Madame Le Pen voit le soleil se lever, elle pense que c'est elle qui le fait lever", avait-il commenté. "Il est pas obligé d'utiliser ce mépris et cet irrespect". répond-elle. "On peut débattre politiquement tout en restant respectueux de son adversaire", dit-elle, évoquant une "leçon de savoir-vivre" adressée au ministre de l'Intérieur.

Quant à la justice, le garde des Sceaux en prend aussi pour son grade. Dans une critique "ferme" en marge du verdict du procès de Viry-Chatillon, Marine Le Pen a fustigé le "ministre des détenus et des délinquants" Eric Dupond-Moretti. "C'est lui qui a dit 'Je suis le ministre des détenus'". "Je lui souhaite de retourner au barreau", a t-elle encore ajouté, en réponse à l'anniversaire à venir du ministre.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a par ailleurs estimé que le front républicain "a vécu", et trouve qu'il y aurait "une cohérence" à ce qu'elle affronte Emmanuel Macron au deuxième tour de la présidentielle. "Je pense que ce front-là a vécu et je m'en réjouis", a t-elle assuré, interrogée sur la possibilité qu'un nouveau front républicain se constitue face à elle en 2022.
 

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