Douze maires saisissent le Conseil d'Etat, mettant en doute la transmission du coronavirus dans les commerces "non-essentiels"

Douze maires saisissent le Conseil d'Etat, mettant en doute la transmission du coronavirus dans les commerces "non-essentiels"
Douze maire de Seine-Saint-Denis ont saisi le Conseil d'Etat

, publié le vendredi 06 novembre 2020 à 12h44

Douze maire de Seine-Saint-Denis ont saisi le Conseil d'Etat ce jeudi 5 novembre. Ils demandent la suspension du décret fixant la liste des commerces dits "non-essentiels".

Vendredi matin, Jean-Michel Blanquer a affirmé que les lycées ne constituaient pas des clusters.

A ce jour, seulement 3.528 élèves ont été détectés positifs au coronavirus. Quid des petits commerces dits "non-essentiels" ? Est-ce chez ces détaillants que l'on peut se contaminer facilement ? Ce n'est pas l'avis de Ludovic Toro, maire de Coubron, petite commune de Seine-Saint-Denis et médecin de profession.




"Pourquoi on considère qu'il y a plus de virus dans un commerce qui fait très attention plutôt que dans une grande surface où il y a beaucoup plus de passage ?", s'interroge-t-il. Son homologue de Neuilly-Plaisance, Christian Demuynck, plaide pour la sauvegarde des centres-villes. "Ce qui est essentiel, même durant cette épidémie, c'est de sauver nos commerces de proximité en centre-ville", ajoute ce dernier.

Face à cette décision qu'ils considèrent non fondée, douze maires de Seine-Saint-Denis ont saisi le Conseil d'État. Ils demandent la suspension du décret fixant la liste des commerces dits "non essentiels" fermés pendant le reconfinement. Ils dénoncent une décision arbitraire " ne reposant sur "aucune étude scientifique crédible", selon leur requête consultée jeudi par l'AFP. Au contraire, soutiennent les maires, l'application des gestes barrières est plus facile à faire respecter dans les petits commerces que dans les grandes surfaces.



Une décision très contestée

La fermeture des commerces dits "non essentiels", une des mesures visant à endiguer l'épidémie du nouveau coronavirus qui connaît une nouvelle flambée en France, a suscité une vague de mécontentement.

Certains édiles avaient pris des arrêtés pour autoriser malgré tout leur ouverture notamment à Béziers et Perpignan, mais ils ont été suspendus par le tribunal administratif.

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