Dominique Strauss-Kahn : "Le PS n'a pas d'avenir et c'est une bonne chose"

Dominique Strauss-Kahn : "Le PS n'a pas d'avenir et c'est une bonne chose"

Dominique Strauss-Kahn à Marrakech le 5 décembre 2016.

A lire aussi

Orange avec AFP, publié le samedi 04 novembre 2017 à 16h45

VIDÉO. Dominique Strauss-Kahn a fait une intervention surprise ce samedi 4 novembre à la World Policy Conference, organisée à Marrakech (Maroc).

Dans une interview accordée à un journaliste anglo-saxon, l'ancien directeur du FMI estime que le Parti socialiste (PS) "n'a pas d'avenir et c'est une bonne chose. Il est temps de renouveler le centre gauche français".

"L'élection d'Emmanuel Macron a provoqué une sorte de tremblement de terre dans la politique française", ajoute-t-il. "Je le dis avec un peu de tristesse, ce parti qui est le mien n'a pas su accompagner la mondialisation et se transformer et donc il est temps qu'il disparaisse et qu'une autre force apparaisse".



L'ancien ministre de l'Économie s'est également dit "inquiet" à propos de l'action du président américain Donald Trump. "Il faut respecter les règles, les codes de la vie politique, ce qu'il ne fait pas. Et je pense que ça peut finir de façon assez dangereuse".

"MACRON MÈNE UNE POLITIQUE NI DE GAUCHE, NI DE DROITE"

Quant à Emmanuel Macron ? Dominique Strauss-Kahn juge que l'actuel chef de l'État est capable de faire "beaucoup de changements en France en cinq ans". En revanche, pour lui, il mène une politique "ni de gauche, ni de droite" alors qu'il faudrait qu'elle soit "et de gauche et de droite". "La gauche et la droite continuent d'exister mais je pense que, par moments, dans l'intérêt du pays, c'est une bonne chose que les deux travaillent ensemble", explique-t-il.

Un tacle déjà lancé début octobre par l'ancien candidat à l'élection présidentielle, lors d'un hommage rendu à l'ex-ministre Nicole Bricq décédée cet été. "Quand on est sûr de ce que l'on pense, on peut faire des compromis avec des adversaires d'hier et peut-être de demain", avait-il notamment déclaré lors de son discours. "Parce qu'elle savait que les valeurs de gauche et les valeurs de droite ne sont pas les mêmes. Que les deux sont nécessaires à l'équilibre de la société, mais que leur opposition dialectique vivra tant que vivra la démocratie. Les mêler, ce n'est pas les confondre. Les faire avancer ensemble, c'est savoir garder leur équilibre".

Un message vu par beaucoup comme une leçon au nouveau chef de l'État, qui après avoir assuré n'être "ni de droite ni de gauche", avait affirmé pendant la campagne être "de gauche et de droite" et est aujourd'hui critiqué par l'opposition comme étant "le président des riches". Pas du tout, selon l'Élysée. "Le Président pense que DSK n'était pas parti pour dire du mal de lui et que beaucoup d'observateurs ont mal saisi le sens profond du discours", a confié le Palais au JDD.
 
317 commentaires - Dominique Strauss-Kahn : "Le PS n'a pas d'avenir et c'est une bonne chose"
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]