Djebbari, Pompili, Le Maire : qui seront les "boulets du climat" de Greenpeace ?

Djebbari, Pompili, Le Maire : qui seront les "boulets du climat" de Greenpeace ?
Barbare Pompili et Bruno Le Maire à Paris, le 8 septembre 2020.

, publié le mardi 08 décembre 2020 à 14h19

"Ce qui caractérise le boulet du climat, c'est son entêtement à considérer l'écologie comme un élément purement marketing de l'action politique", estime Greenpeace.

Djebbari "le pilote du crash climatique", Pompili "la tueuse d'abeille" ou encore Le Maire "le fossile de Bercy"... Quelles personnalités politiques vont être nommé "boulets du climat" par Greenpeace, qui cherche ainsi à souligner l'inaction climatique des membres du gouvernement ou de la majorité.

"Qui sera le pire boulet du climat?", lance l'ONG qui appelle à voter en ligne sur le site boulets-du-climat.fr. "Cinq ans après la signature de l'accord de Paris, le constat est clair : le compte n'y est toujours pas ! Pourquoi ? Précisément parce que trop de responsables politiques au pouvoir se conduisent en véritables 'boulets', depuis le sommet de l'État jusqu'à l'Assemblée nationale", dénonce Clément Sénéchal, responsable climat de Greenpeace France. "Ce qui caractérise le boulet du climat, c'est son entêtement à considérer l'écologie comme un élément purement marketing de l'action politique, sans se soucier de l'efficacité des mesures prises. Résultat : il plombe l'agenda climatique et nous entraîne vers le fond", a-t-il ajouté.


Dans la catégorie "gouvernement", cinq nominés : le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, "le pilote du crash climatique", pour son "soutien sans faille au secteur aérien", la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili "la tueuse d'abeilles", pour la réintroduction des néonicotinoïdes, le ministre de l'Économie Bruno Lemaire, "le fossile de Bercy" pour "sa conception de l'impôt qui favorise les riches au détriment de la transition écologique". 


La secrétaire d'État à l'Economie sociale, solidaire et responsable Olivia Grégoire "pour ses plaidoyers en faveur de chèques en blanc aux industries polluantes" et la ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon pour "les manquement de sa politique de rénovation thermique", sont également nominés. Dans la catégorie parlementaires: l'eurodéputé LREM et ancien patron de WWF Pascal Canfin, le député Modem Mohamed Laqhila, le député LREM Jacques Maire, le député LREM et ex-ministre de la Transition écologique François de Rugy et le député LREM Laurent Saint-Martin.

Le lancement de ce prix satirique intervient à quelques jours du 5e anniversaire de l'accord de Paris et alors que Greenpeace, comme de nombreux militants climat, dénoncent un "détricotage" des propositions de la Convention citoyenne pour le climat.

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