«Marée populaire» : «Formez ce front populaire dont le peuple a besoin !», lance Mélenchon

«Marée populaire» : «Formez ce front populaire dont le peuple a besoin !», lance Mélenchon
La «marée populaire », ce samedi à Paris.

leparisien.fr, publié le samedi 26 mai 2018 à 18h08

Partout en France, associations, syndicats et partis de gauche ont manifesté contre la politique d'Emmanuel Macron.

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi dans les rues, à Paris et en région, pour protester contre la politique d'Emmanuel Macron.

Ces « marées populaires » ont été lancées par une cinquantaine de syndicats, partis politiques et associationsSelon notre comptage indépendant, 31 700 personnes ont défilé à ParisJean-Luc Mélenchon a défilé à MarseilleLes participants espèrent du monde alors que la mobilisation contre la réforme de la SNCF semble faiblirPhilippe Martinez (CGT), Benoît Hamon (Générations), Pierre Laurent (PCF) et Olivier Besancenot (NPA) ont participé au cortège parisien.Des incidents ont éclaté à Nantes et Paris, où un policier a été blessé et 39 personnes interpellées.

17h25. 31 700 manifestants à Paris, selon notre comptage indépendant. Le cabinet Occurrence, qui a mis en place deux points de comptage ce samedi, donne un chiffre sensiblement supérieur à celui de la préfecture de police (21 000). C'est aussi moins que la «Fête à Macron », qui avait attiré 38 900 personnes à Paris le 5 mai, avec cette même méthode de comptage.

16h52. Des incidents à Nantes. Des manifestants ont lancé divers projectiles (bouteilles en verre, pierres, billes de peinture, lacrymogènes, bâtons et papier toilette) en direction des forces de l'ordre, qui ont répliqué en faisant usage d'une lance à eau.

16h45. La CGT avance le chiffre de «80 000» manifestants à Paris. Pour toute la France, le syndicat parle 250 000 personnes mobilisées.

16h41. La Préfecture de police annonce «21 000 manifestants» à Paris. C'est moins que la «Fête à Macron », où la police avait dénombré 40 000 personnes le 5 mai.

16h30. Les CRS et gendarmes se positionnent près de la Bastille. C'est là que le cortège est arrivé.

16h28. Un policier blessé. Selon BFMTV, un policier a été blessé par un jet de projectile en marge du cortège parisien. Des dégradations sont également signalées.

16h15. Tensions dans le cortège. Quelques projectiles ont été lancés vers les CRS sur le boulevard Magenta. Ils ont répondu avec du gaz lacrymogène.

16h04. Un message taggué sous les vivats de la foule. Alors que le cortège arrivait place de la République, un des manifestants, vêtu de noir et cagoulé, est monté sur la statue et a tagué sous les vivats de la foule: « La République aussi coupe des mains #Zad #Collomb ». L'inscription se réfère à l'accident survenu à Notre-Dame-des-Landes cette semaine, dans lequel un manifestant a perdu sa main en ramassant une grenade des forces de l'ordre.

16h01. Quelques dizaines d'interpellations à Paris. 32 personnes ont été interpellées, notamment pour port d'arme, rébellion ou participation à un groupement en vue de commettre des violences.

15h43. Philippe Martinez (CGT) regrette l'absence de FO et de la CFDT. « Cela fait un petit moment qu'il n'y a pas d'unité syndicale, mais on y travaille », affirme-t-il. Quant à manifester aux côtés des politiques, pour lui c'est possible « à condition que le mot d'ordre soit clair. C'est le cas » avec la marée populaire, « où on parle de pouvoir d'achat, de droits collectifs, de protection sociale ».

15h35. Les étudiants se font entendre. «Votre plan étudiants n'est pas sélectionné », dit une pancarte dans le défilé parisien.

15h22. «Vive la Commune ». Ce char ouvre la voie du défilé parisien.

15h10. Benoît Hamon : «C'est une belle journée». «Jamais on n'avait vu autant d'organisations manifester ensemble, donc c'est une belle journée», se félicite l'ancien candidat du PS à la présidentielle, aujourd'hui leader de Génération.s.

15h06. 24 interpellations à Paris avant la manifestation. La préfecture de police de Paris a arrêté 24 personnes avant le départ du cortège. Certaines étaient en possession de cagoules noires.

14h50. Le «comité Adama » en tête de cortège. Le comité, formé en mémoire d'Adama Traoré mort par asphyxie en 2016 lors d'une interpellation, s'est placé en amont de la manifestation avec dans ses rangs l'écrivain Edouard Louis, derrière une banderole dénonçant notamment les «crimes policiers» et la «gestion coloniale des quartiers».

14h49. La manifestation parisienne s'élance. Plusieurs milliers de personnes commencent à défiler au départ de la gare de l'Est en direction de la place de la Bastille. Fait rare, le défilé, derrière un char, ne comporte pas de carré de tête.

14h43.Esther Benbassa dans le défilé à Paris. La sénatrice EELV en a marre de «subir un gouvernement de riches qui nous nargue ».

14h34. « Le pays est riche ». « Le pays est riche, le pays doit partager, poursuit Jean-Luc Mélenchon. Il est assez que ce soit les mêmes qui aient toujours tout (...) Au nom des pauvres, des humiliés, des sans-toit, des mineurs abandonnés, nous vous disons 'Assez !' Nous voulons partager, nous voulons travailler, nous voulons enrichir la vie de chacun ».

14h30. Jean-Luc Mélenchon s'exprime à Marseille. Face au gouvernement, « formez ce front populaire dont le peuple a besoin », lance depuis Marseille le leader de la France insoumise. « Les Marseillais, les premiers, vous ont ouvert le chemin du rassemblement des partis, des syndicats, des associations du peuple tout entier ! », déclame le chef de file des Insoumis, retrouvant ses accents de tribun, juché sur une caisse de bois, au milieu de milliers de partisans. « Formez ce Front populaire (...) pour que l'on commence l'ère du partage, du renouveau, d'une autre société », a-t-il poursuivi, avant que le cortège ne s'élance du Vieux-Port. « Vous nous répondez qu'il n'y a pas d'argent ? Ecoutez le peuple qui crie, et qui vous dit nous ne vous croyons pas parce que vous nous mentez ! ».

14h25. Slogan. «Macron la France peut se passer de toi, mais pas de nous », prévient la pancarte d'un retraité, militant de la France insoumise.

LP/Nicolas Berrod

14h05. Cheminots, étudiants, lycéens... Les organisations des «marées populaires » comptent notamment sur la présence des grévistes de la SNCF dans les cortèges mais aussi des étudiants.

14 heures. Détournement. Les pancartes se préparent, les tracts aussi. L'un d'eux est un détournement de la une du magazine Forbes à qui Emmanuel Macron avait accordé une interview. Le nom du journal devient... «Fourbe ».

13h50. La CGT en force. Le syndicat de Philippe Martinez fait partie des organisateurs de la manifestation. Quelques minutes avant le départ du cortège, les drapeaux et les ballons sont prêts, comme le montre la photo de notre journaliste sur place.

13h30. Laurent et « l'arrogance du pouvoir ». Le numéro du Parti communiste arrive avant le début de la manifestation à Paris. Devant les journalistes, il dénonce un « pouvoir arrogant, autoritaire qui n'a décidé de n'écouter personne ». Selon Pierre Laurent, Emmanuel Macron « s'enferme dans exercice monarchique du pouvoir ».

13 heures. Les préparatifs à Paris. Dans la capitale, le cortège doit partir dans 1h30. Les stands et les affiches se mettent en place, comme le montrent les photos publiées par Attac, une des associations à l'origine de cette journée.

12h30. Quelques chiffres. La police donne des premières indications de mobilisation dans les villes où les défilés se sont tenus en fin de matinée. A Lyon, les forces de l'ordre annoncent 1200 manifestants, environ autant à Pau, près de 1900 à Grenoble et entre 2000 et 4000 à Montpellier.

12h10. Dispositif de sécurité. Pour éviter les violences en marge du rassemblement, comme celles du Black Bloc le 1er mai, les forces de l'ordre sont mobilisées. Un des fast-foods près de la gare de l'Est, d'où doit partir le cortège parisien, prend ses précautions en protégeant sa vitrine.

11h30. Un comptage des médias. Le Parisien - Aujourd'hui en France fait partie du collectif des médias qui ont recours au comptage indépendant du nombre de manifestants par le cabinet spécialisé Occurence. Nous donnerons les chiffres du cortège parisien dans l'après-midi.

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10h50. Les premiers cortèges sont partis. A Boulogne-sur-Mer, Perpignan, Montpellier, Grenoble... les « anti-Macron » marchent déjà.

10h25. Mélenchon bat le rappel. Sur Twitter, le député de la France insoumise appelle à marcher « pour le droit au service public contre le monde des riches et de leur président ».

10 heures. Martinez conseille à Macron « de regarder par la fenêtre ». Le patron de la CGT, qui participe au mouvement, estime sur France Inter que le président « a du mal à entendre le mécontentement social qui existe dans ce pays ». « Il faudrait que de temps en temps, il regarde par la fenêtre de son palais pour voir la vraie vie ! », ajoute Philippe Martinez.

9h45. L'ironie de Bussereau. Le président du département de Charente-Maritime Dominique Bussereau (ex LR) se fait moqueur sur Twitter. « J'hésite à sortir ce matin de peur d'être emporté par la marée humaine », raille-t-il.

9h30. De Nice à Dunkerque, en passant par Brest. Des défilés sont annoncés dans de nombreuses villes. Les premiers vont commencer à 10 heures. A Paris, le cortège doit partir à 14h30 de la Gare de l'Est.

9h15. Macron pas impressionné. Le président a d'ores et déjà prévenu que les manifestations ne le feraient pas plier. « Aucun désordre ne m'arrêtera et le calme reviendra », a-t-il assuré vendredi soir dans une interview à BFMTV depuis la Russie.

9 heures. Une première. Ces manifestations sont issues d'un appel commun des syndicats (CGT, FSU, Solidaires), d'associations (Attac...) et de partis politiques de gauche (à l'exception du PS). Une première depuis l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée.

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