Diffusion de vidéos intimes : "tous ceux qui ont violé le respect de la vie privée" seront poursuivis, affirme l'avocat de Benjamin Griveaux

Diffusion de vidéos intimes : "tous ceux qui ont violé le respect de la vie privée" seront poursuivis, affirme l'avocat de Benjamin Griveaux
Richard Malka, avocat de Benjamin Griveaux, à Paris, en 2014.

, publié le samedi 15 février 2020 à 08h30

"La loi punit de la même façon ceux qui diffusent initialement et ceux qui relaient", a affirmé l'avocat de Benjamin Griveaux ajoutant que tous "seront poursuivis pour la diffusion de cette vidéo"

Dénonçant des "attaques ignobles" après la diffusion d'une vidéo à caractère sexuel, Benjamin Griveaux, tête de liste LREM pour les élections municipales de Paris s'est retiré de la course vendredi 14 février. Interrogé sur BFMTV le soir, son avocat Richard Malka a affiché son "écoeurement" et annoncé des poursuites.

"Nous porterons plainte contre tous ceux qui ont violé la loi, qui ont violé le respect de la vie privée qui était dû à Monsieur Griveaux, évidemment", a déclaré l'avocat. "La loi punit de la même façon ceux qui diffusent initialement et ceux qui relaient. Qu'ils soient pseudo députés, pseudo artistes, pseudo gilets jaunes, militants...

Pour moi ce sont tous des égoutiers et ils seront poursuivis pour la diffusion de cette vidéo", a poursuivi Richard Malka. 


Relayer des images privées à caractère sexuel sans le consentement des personnes concernées est en effet un acte sévèrement réprimé depuis 2016 et l'adoption de la loi "pour une République numérique". La diffusion de ce que l'on appelle le "revenge porn" est passible de 2 ans d'emprisonnement et 60.000 euros d'amende. La loi prévoit de punir tous ceux qui participent à la diffusion de ces images, même par une simple republication sur les réseaux sociaux.

L'avocat a néanmoins souligné que la "situation était complexe". "Le site lui-même est un site clandestin, sans mention légale, évidemment hébergé à l'étranger donc la poursuite est extrêmement compliquée", a-t-il expliqué. De plus, pour porter plainte contre des internautes ayant relayé les images, il faut pouvoir les identifier, ce qui n'est pas toujours simple. "Il faut savoir si c'est techniquement possible de remonter à la source parce que c'est une autre paire de manches", a indiqué l'avocat. 

Richard Malka a également fustigé "une espèce de nouveau totalitarisme 2.0 avec la surveillance de tous contre tous". "Qui peut supporter que ce qu'il a dans son téléphone portable, son ordinateur se retrouve divulguer aux quatre vents ?", s'est-il insurgé. L'avocat a aussi rappelé le "droit à ne pas savoir. Le droit à ne pas savoir ce qui se passe dans la chambre à coucher de nos voisins, c'est cela que je défends et c'est cela dont a été victime Benjamin Griveaux". "On a sali un homme et on nous a sali nous tous en atteignant nos consciences. On n'a pas à savoir ça", a-t-il souligné.


 

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