Détournement de fonds publics : le président LREM de la Région Guadeloupe et sa vice-présidente placés en garde à vue

Détournement de fonds publics : le président LREM de la Région Guadeloupe et sa vice-présidente placés en garde à vue
Ary Chalus à l'Assemblée nationale, le 7 février 2017.

Orange avec AFP-Services, publié le mercredi 30 octobre 2019 à 22h00

Les soupçons de détournement de fonds publics portent sur l'embauche de Pascal Averne qui a occupé les fonctions de directeur de cabinet à la mairie de Basse-Terre et d'inspecteur général des services au Conseil régional de Guadeloupe en janvier 2015 et avril 2018.

Convoqués dans les locaux de la police judiciaire mercredi 30 octobre, le président LREM de la Région Guadeloupe, Ary Chalus, et sa vice-présidente, Marie-Luce Penchard, par ailleurs maire de Basse-Terre et ancienne ministre de l'Outremer dans les gouvernements Fillon, ont été placés en garde à vue pour détournement de fonds publics en lien avec une embauche, a indiqué à l'AFP le procureur de Basse-Terre, Jean-Luc Lennon.

L'embauche suspecte est celle de Pascal Averne, l'ancien directeur financier de la collectivité de Saint-Martin et actuel directeur général de la SEM Patrimoniale en Guadeloupe. Entre janvier 2015 et le 30 avril 2018, il a occupé les fonctions de directeur de cabinet à la mairie de Basse-Terre et d'inspecteur général des services au Conseil régional de Guadeloupe. "C'est le chevauchement de ces recrutements qui interpelle", a souligné le procureur de Basse-Terre. L'enquête doit désormais déterminer "les modalités de ces recrutements".

Marie-Luce Penchard a été prise d'un "petit malaise" peu après que sa garde à vue lui a été notifiée. Après l'intervention des pompiers, son état de santé a été jugé "compatible avec la garde à vue", a détaillé Jean-Luc Lennon.

Pascal Averne a été placé en garde à vue il y a deux semaines et en était ressorti libre, selon une source judiciaire


Prison avec sursis requis contre l'ancien maire d'Hesdin


Mardi, deux ans de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité ont été requis à l'encontre de Stéphane Sieczkowski-Samier, ex-maire d'Hesdin (Pas-de-Calais), poursuivi pour détournement de fonds publics. Révoqué en août et déclaré inéligible pour trois ans en 2018, M. Sieczkowski-Samier est accusé dans ce procès d'avoir fait usage de fonds publics à hauteur de 114.343 euros à des fins personnelles, notamment en frais de restaurant, de carburant, de travaux et de matériel.
 

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