Désarmer les forces de l'ordre, "une idée baroque qui ne peut pas prospérer", selon Edouard Philippe

Désarmer les forces de l'ordre, "une idée baroque qui ne peut pas prospérer", selon Edouard Philippe
Le Premier ministre Edouard Philippe à l'Assemblée, le 16 juin 2020.
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, publié le mardi 16 juin 2020 à 16h55

Jean-Luc Mélenchon avait partagé samedi son rêve "d'une société sans police". 

Evoquant la "réalité insupportable" des tensions actuelles à Dijon, le Premier ministre Edouard Philippe a estimé mardi devant l'Assemblée que les forces de l'ordre seraient "singulièrement démunies si elles étaient désarmées", faisant allusion aux récentes déclarations du chef de file des députés Insoumis Jean-Luc Mélenchon qui a souhaité "une police aussi désarmée que possible afin qu'elle inspire le respect des citoyens".



"Nous avons vu le rôle éminent une fois de plus des forces de l'ordre", a salué le chef du gouvernement devant l'Assemblée. "Forces de l'ordre que nous soutenons tous et dont nous nous disons qu'elles seraient dans les circonstances actuelles singulièrement démunies si elles étaient désarmées. Ce qui est une idée baroque qui ne peut pas prospérer, nous le savons", a-t-il poursuivi.


"On a le droit de rêver d'une société sans police", a déclaré Jean-Luc Mélenchon samedi 13 juin au micro de BFMTV. "Mais nous savons tous que cela n'est qu'est rêve", a-t-il poursuivi. "Il doit y avoir une police à peu près partout mais cela doit être une police organisée, disciplinée, obéissante à l'Etat républicain. (...) Une police aussi désarmée que possible afin qu'elle inspire le respect des citoyens", a insisté le chef de file des députés Insoumis. "L'objectif" des forces de l'ordre "ne doit pas être de faire peur mais d'être respecté", a-t-il encore souligné. 

S'insurgeant contre les "images insupportables" des incidents qui ont secoué Dijon depuis quatre jours et nécessité des importants renforts de police et gendarmerie, Edouard Philippe s'est ensuite repris. "Ce ne sont pas les images qui sont insupportables, c'est la réalité qui est insupportable", a-t-il martelé.

Le chef du gouvernement répondait à une question de la députée (LR) de Seine-et-Marne Valérie Lacroute, à qui il a par ailleurs exprimé son "affection" à l'occasion de sa dernière séance dans l'hémicycle avant de siéger à la mairie de Nemours. 
 

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