"Des preuves, il n'y en a pas" : Nicolas Sarkozy contre-attaque tous azimuts

"Des preuves, il n'y en a pas" : Nicolas Sarkozy contre-attaque tous azimuts
Nicolas Sarkozy, le 1er mars 2021, à Paris

, publié le mardi 02 mars 2021 à 20h32

Au lendemain de sa condamnation dans l'affaire des "écoutes", l'ancien président de la République réplique dans un entretien au Figaro, avec un passage sur le plateau du 20h de TF1.

La riposte médiatique a commencé. Après avoir été condamné en première instance à trois ans de prison dont un an ferme dans le cadre de "l'affaire des écoutes", Nicolas Sarkozy a pris la parole dans une interview accordée au Figaro, mardi 2 mars, dans laquelle il s'insurge contre la décision de justice prononcée à son encontre.

L'ancien chef de l'Etat martèle la ligne de défense soutenue par ses avocats et ses partisans. "J'affirme que pour condamner, dans un État de droit, il faut des preuves. Et des preuves, il n'y en a pas dans ce dossier", avance l'ex-président de la République. "Dans quelle démocratie le leader de l'opposition que j'étais à l'époque peut-il être ainsi espionné, pendant sept mois, en voyant le contenu de ses conversations livrées à la presse?", accuse t-il encore.

Condamné lundi à trois ans de prison dont un ferme pour corruption et trafic d'influence, Nicolas Sarkozy a interjeté appel de la décision, évoquant une procédure qui pourrait le conduire jusqu'à la justice européenne. "Peut-être faudra-t-il que ce combat s'achève devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH). Ce serait pour moi une souffrance que d'avoir à faire condamner mon propre pays, mais j'y suis prêt", affirme t-il.


Outre son entretien au Figaro, Nicolas Sarkozy sera l'invité du journal télévisé de 20h de TF1, mercredi 3 mars, où il répondra en direct  aux questions du présentateur Gilles Bouleau. L'interview sera également retransmise sur LCI.

Retiré de la politique depuis 2016 mais toujours très populaire à droite à un an du prochain scrutin présidentiel, Nicolas Sarkozy est devenu lundi le premier ancien président de la Ve République condamné à de la prison ferme: un an pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite des "écoutes". 
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.