Départementales : victime d'insultes racistes, un candidat se retire provisoirement, suivi pas une liste concurrente

Départementales : victime d'insultes racistes, un candidat se retire provisoirement, suivi pas une liste concurrente
©Panoramic

publié le dimanche 13 juin 2021 à 17h48

Visé par des menaces de mort et des propos racistes sur le marché de Limoges (Haute-Vienne) un candidat aux élections départementales a décidé de se retirer provisoirement de la campagne. Une liste concurrente a décidé d'en faire autant, en guise de soutien.

Mieux que des mots. Alors qu'il était en campagne sur un marché de Limoges (Haute-Vienne), dimanche 13 juin, Omar Diawara a été victime de propos racistes et de menaces de mort, relaie France Bleu. Le candidat aux départementales sur la liste d'union de la droite et du centre "En avant la Haute-Vienne", a annoncé qu'il se retirerait provisoirement, afin de "se ressourcer en famille et pour faire le point sur sa campagne". Si la classe politique a apporté son soutien au candidat, une liste a été encore plus loin. La "Relève citoyenne" a décidé de suspendre sa campagne en guise de soutien au directeur d'Ehpad de Ladignac-le-long et candidat dans le canton 3 de Limoges, pendant tout le reste de la journée.



"Nous sommes certes opposés dans ces élections, nous ne partageons pas les mêmes idées et nous pouvons nous affronter dans un débat : c'est la démocratie. Or, ce que vient de subir Omar Diawara est une atteinte grave à la démocratie", a expliqué la liste, notamment soutenue par La France insoumise et Europe Écologie-Les Verts, dans un communiqué.

Gifle, enfarinage

Cette violente agression s'ajoute à une liste qui s'allonge. Mardi 8 juin, Emmanuel Macron a été giflé, lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage, dans la Drôme. Et samedi 12 juin, François de Rugy, candidat tête de liste aux élections régionales en Pays de la Loire et ancien ministre de la Transition écologique, et Jean-Luc Mélenchon le patron de LFI et candidat à la présidentielle ont tous les deux été enfarinés. Le premier, alors qu'il était en campagne à Nantes (Loire-Atlantique). Le second, pendant qu'il défilait à Paris à l'occasion de la Marche des libertés, une manifestation contre l'extrême droite.

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