Délocalisations : des "crimes industriels" dont Emmanuel Macron est responsable, selon le Parti communiste

Délocalisations : des "crimes industriels" dont Emmanuel Macron est responsable, selon le Parti communiste
Fabien Roussel à Paris, le 19 mars 2020.

, publié le jeudi 26 novembre 2020 à 09h26

"Il y en a un qui était toujours là dans la pièce : Macron secrétaire général adjoint de l'Élysée, Macron ministre de l'Économie et des Finances de Hollande, Macron président de la République aujourd'hui", a dénoncé Fabien Roussel.

Les grandes entreprises profitent de la crise sanitaire pour délocaliser, a accusé jeudi 26 novembre le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. Des "crimes industriels" perpétrés "avec la bénédiction" d'Emmanuel Macron, selon lui.

"Le Covid est devenu le partenaire officiel du Medef, de ces grandes entreprises, parce qu'ils profitent de ce climat généralisé pour délocaliser les productions au lieu de produire en France", s'est indigné le député du Nord sur France 2, en pointant "une série de délocalisations de la part d'entreprises qui distribuent des dividendes". "Ils le font avec la bénédiction du président de la République depuis cinq ans, il n'y a pas besoin de jouer au Cluedo pour savoir qui est le responsable de ces crimes industriels", a-t-il accusé, en citant notamment les cas d'IBM, Renault Flins ou Nokia.


"Il y en a un qui était toujours là dans la pièce : Macron secrétaire général adjoint de l'Élysée, Macron ministre de l'Économie et des Finances de Hollande, Macron président de la République aujourd'hui, il est à chaque fois au départ de l'action à Vallourec, à Renault, à General Electric...", a-t-il estimé.

"Je veux le dire avec force parce que je rencontre tous ces salariés, j'ai fait 35 entreprises en l'espace de trois mois, ils sont en colère, c'est ça la cocotte qui bout en ce moment dans le pays", a-t-il mis en garde.

Le secrétaire national du PCF a également alerté sur la "lame de fond" de la pauvreté et du chômage qui monte dans le pays avec la crise du Covid-19, "une catastrophe comme jamais notre pays en a connu". "Ce président de la République et ce gouvernement font un choix, c'est de ne pas aller solliciter les premiers de cordée, ses chouchous à lui à qui nous demandons de participer à la solidarité nationale", a-t-il réclamé.

Il a demandé au gouvernement de "taxer les Gafa qui sont en train de se remplir les poches grâce à cette épidémie", et de "solliciter les 500 fortunes les plus riches de notre pays qui n'ont pas perdu un centime".

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