Défense : après l'Australie, la France fâchée avec la Suisse pour des avions de combat ?

Défense : après l'Australie, la France fâchée avec la Suisse pour des avions de combat ?©Panoramic

publié le dimanche 19 septembre 2021 à 14h30

Emmanuel Macron n'aurait pas apprécié que la Suisse commande des avions de chasse américains plutôt que des Rafale français. Il aurait annulé la venue à Paris de Guy Parmelin, le président de la Confédération Suisse, indiquent la SonntagsZeitung et Le Matin Dimanche.

C'est une nouvelle déconvenue qui passe mal.

Alors que la France est en pleine dispute diplomatique avec l'Australie après l'annulation du "contrat du siècle" portant sur l'achat de 12 sous-marins de l'Hexagone, la Suisse a également préféré se tourner du côté américain pour équiper ses armées. La Confédération helvétique a en effet récemment choisi le F-35 américain pour son armée de l'Air plutôt que le Rafale français.

Une décision qui ne passe pas pour Emmanuel Macron, fâché, qui aurait décidé d'annuler la visite de son homologue Suisse, révèlent dimanche 19 septembre Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. Selon les deux médias suisses, la venue à Paris de Guy Parmelin était prévue au cours du mois de novembre. Le rendez-vous était pourtant convenu depuis six mois.


L'achat par la Suisse d'avions américains F-35, pour quelque 6 milliards de francs suisses (5,49 milliards d'euros), serait à l'origine du changement de programme, minimisé par le président de la fédération Suisse. Le Département de l'économie qu'il dirige a expliqué à la RTS que "comme la visite n'était pas définitivement convenue, il ne s'agit pas de l'annulation d'un rendez-vous confirmé".

Le président français aurait également décidé de couper les contacts bilatéraux de haut niveau avec la Suisse jusqu'à l'été prochain, ajoute Le Matin. Le Département de l'économie tente, là encore, de relativiser cette sanction, en assurant que les contacts avec les pays voisins se faisaient principalement au niveau opérationnel et via les ambassades et que ses contacts seraient poursuivis "quelle que soit la diplomatie des visites au plus haut niveau". De son côté, indique franceinfo, l'Élysée a démenti avoir annulé cette rencontre et "encore moins pour les raison évoquées".
 

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