Déconfinement, soignants récompensés, port du masque... Sibeth Ndiaye fait un point très attendu

Déconfinement, soignants récompensés, port du masque... Sibeth Ndiaye fait un point très attendu
La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, mercredi 13 mai à l'Elysée.

, publié le mercredi 13 mai 2020 à 14h10

La porte-parole du gouvernement s'est exprimée mercredi à la mi-journée, à l'issue du premier conseil des ministres post-confinement. 

"Il est bien trop tôt pour crier victoire, mais la voie suivie est la bonne", a estimé Sibeth Ndiaye, mercredi 13 mais, au troisième jour de remise en route du pays.

LES PROCHAINES ECHEANCES

Lors de ce conseil des ministres, Emmanuel Macron a estimé que "nous devions nous préparer à trois échéances", a-t-elle indiqué : la première le 2 juin puisque "en fonction de l'évolution de l'épidémie, le déconfinement pourra franchir une nouvelle étape après le week-end de la Pentecôte". 




La deuxième échéance, liée à la saison estivale, "pose des questions spécifiques en matière de déplacements sur le territoire national et à l'étranger". Emmanuel Macron a indiqué "que cette question devait faire l'objet d'une nécessaire coordination européenne", a ajouté Sibeth Ndiaye.

Le président de la République a enfin "évoqué une troisième échéance, celle possible mais incertaine d'un reconfinement, si la situation devrait se dégrader" et sur ce plan "il a invité le gouvernement" à "s'armer dans cette perspective", a encore indiqué la porte-parole.

HOMMAGE AUX SOIGNANTS LE 14 JUILLET

L'exécutif entend aussi récompenser les soignants pour leur engagement ces derniers mois, notamment le 14 juillet.

Emmanuel Macron souhaite "que la fête nationale soit une occasion supplémentaire de manifester l'hommage et la reconnaissance de la nation à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19", a indiqué la porte-parole du gouvernement. 

Par ailleurs, une promotion unique de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du mérite sera publiée le 1er janvier 2021 (pas en 2020), et comprendra "une part importante de personnes ayant contribué à la lutte contre le virus à tous les niveaux et dans tous les domaines d'activité". 
En outre, "une médaille de l'engagement face aux épidémies sera réactivée afin de récompenser les personnes qui se sont dévouées pendant la crise du Covid-19. Cette médaille, qui avait été créée à l'occasion de l'épidémie de choléra qui avait frappé notre pays en 1884 (...), pourra être décernée à titre individuel ou collectif". 

PRIME AUX PERSONNELS DES HOPITAUX

Concernant la prime au personnel des hôpitaux, elle sera versée "dans les prochaines semaines", probablement "sur les paies de mai ou de juin", a déclaré Sibeth Ndiaye. "Le décret est sur le point d'être signé". 

Cette prime, promise par Emmanuel Macron fin mars et précisée par le gouvernement mi-avril, sera d'au moins 500 euros pour tous les membres du personnel hospitalier et de 1.500 euros pour ceux travaillant dans des établissements ou services accueillant des malades du Covid-19. Elle sera exemptée d'impôts et de cotisations sociales. 

PAS DE MASQUE OBLIGATOIRE DANS LA RUE

Interrogée sur le souhait de certains maires, comme Christian Estrosi, à Nice, ou Anne Hidalgo, à Paris, d'imposer le port du masque dans tous les lieux publics, Sibeth Ndiaye a exclu de généraliser cette mesure. "La doctrine que nous avons établie, et qui a évolué en fonction du consensus scientifique, nous a conduit à considérer que le port du masque devait être recommandé, en complément des autres gestes barrières, en complément de la distanciation physique", a expliqué la porte-parole. 




"Nous avons également considéré que, dans certaines situations où il y avait une densité de population particulière - je pense aux transports, aux commerces -, ils pouvaient être rendus obligatoires, et c'est la doctrine qui est la nôtre". L'exécutif n'ira donc pas plus loin. 

NON, LES PARCS NE ROUVRIRONT PAS A PARIS

Sibeth Ndiaye a aussi répondu à une question sur la volonté d'Anne Hidalgo de rouvrir les parcs et jardins de la capitale. Après le ministre de la Santé Olivier Véran mardi, elle a répété le refus du gouvernement de satisfaire cette demande. Lors de précédentes communications, "nous avons considéré que l'ouverture des parcs et jardins était inopportune compte tenu de la vivacité de la circulation du virus à Paris et en région Île-de-France, et nous ne sommes pas revenus sur cette décision", a annoncé Sibeth Ndiaye. Anne Hidalgo avait affirmé plus tôt dans la matinée qu'il était étonnant que l'on puisse "prendre le métro mais pas marcher dans un parc".

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