Déconfinement : certains professeurs n'ont donné "aucune nouvelle", dénonce Jean-François Copé

Déconfinement : certains professeurs n'ont donné "aucune nouvelle", dénonce Jean-François Copé
Le maire LR de Meaux Jean-François Copé, en 2017.

, publié le dimanche 14 juin 2020 à 14h40

Le maire LR de Meaux a regretté que le gouvernement ait "manqué de fermeté sur la réouverture des écoles". "Lorsqu'on est fonctionnaire, on est d'abord là pour appliquer une politique", soutient l'élu.

"La crise sanitaire nécessite la plus grande prudence et la plus grande précaution.

Mais il ne faut pas se mentir. La réalité, c'est que dans de très nombreuses communes, nous avons été en situation de permettre l'accueil des enfants dans les écoles", a expliqué dimanche le maire LR de Meaux Jean-François Copé, expliquant n'avoir eu "aucune nouvelle" de certains professeurs lors de la réouverture des écoles.



Interrogé sur Europe 1 sur la façon dont le déconfinement s'était déroulé dans sa commune, l'ancien président de l'UMP a regretté le "manque de lisibilité et de fermeté" du gouvernement sur la réouverture des établissements scolaires. Selon lui, "le ministre de l'Education nationale a cédé à cette idée selon laquelle les enseignants n'avaient pas les mêmes obligations que les autres fonctionnaires d'assumer leur devoir de fonctionnaires dès lors que les mesures sanitaires étaient assurées". 

Jean-François Copé a expliqué qu'il avait vu des professeurs "formidables" et des chefs d'établissements "remarquables" qui sont "allés faire cours", qui "étaient présents à leur poste" quand d'autres l'ont été "par internet comme il était possible de le faire". Mais le maire de Meaux a fustigé certains professeurs dont "nous n'avons eu aucune nouvelle". Et qui, lorsqu'il a eu le "malheur de le dire deux ou trois fois", ont envoyé "des mails très agressifs". 

"Vous vous rendez compte ce qui se serait passé si les personnels soignants, eux aussi fonctionnaires, n'avaient pas été à leur poste dans les hôpitaux ?", interroge l'élu de droite. Selon lui, cette situation devrait pousser la France à "revisiter la question de l'autorité. Car lorsqu'on est fonctionnaire, on est d'abord là pour appliquer une politique".
 

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