De nombreux rapaces victimes de tirs pendant la saison de la chasse

De nombreux rapaces victimes de tirs pendant la saison de la chasse
La Ligue de protection des oiseaux s'alarme de "l'hécatombe" des rapaces touchés par des tirs de chasseurs.

publié le lundi 15 novembre 2021 à 17h00

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) dénonce une "hécatombe". Depuis l'ouverture de la saison de la chasse, de nombreux rapaces ont été retrouvés criblés de plombs, qu'il s'agisse d'accidents ou de malveillance.

L'association en appelle aux chasseurs pour préserver ces espèces protégées. 




Les découvertes de rapaces "criblés de plomb se multiplient depuis l'ouverture de la chasse" en France, s'alarme la LPO, lundi 15 novembre. Elle dresse une liste "loin d'être exhaustive" de rapaces victimes de tirs. Ainsi, début novembre, un épervier d'Europe a été "la cible d'un tir au fusil dans l'Hérault" et en est resté paralysé, puis deux faucons crécerelles ont été retrouvés dans le même état dans le Vaucluse. En région Paca, en octobre, deux autres éperviers et deux autres faucons crécerelles avaient été découverts morts. "En septembre, c'était un aigle royal en Ardèche, une buse variable dans le Gard, un circaète Jean-Le-Blanc, etc.". 

La destruction d'une espèce protégée est passible de 3 ans de prison 

"Ces victimes ne constituent que la partie visible de l'iceberg tant la probabilité de retrouver les animaux tués est très faible", précise l'association. Au cours des trois dernières années, les centres de soins qu'elle gère ont pris en charge 109 rapaces plombés, dont "87% entre début septembre et fin février, soit entre les dates d'ouverture et de fermeture générales de la chasse en France". 



Il ne s'agit pas d'actes de chasse volontaires, puisque ces rapaces sont protégés depuis 1976, mais "d'erreurs d'identification" ou de "malveillance délibérée"à l'encontre de ces oiseaux "essentiels à l'équilibre des écosystèmes", rappelle Allain Bougrain-Dubourg, le président de l'association. "Leurs auteurs sont rarement identifiés et en dépit de nombreuses plaintes de la LPO, la majorité des affaires est classée sans suite". La Ligue rappelle que la destruction d'une espèce protégée est passible de 3 ans d'emprisonnement et de 50.000 euros d'amende. Elle en appelle aux dirigeants des fédérations de chasseurs, "afin qu'ils fassent le nécessaire auprès de leurs adhérents et cessent de nier leur responsabilité dans la multiplication de ces actes". 

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