Dati veut "gagner l'élection présidentielle de 2022"

Dati veut "gagner l'élection présidentielle de 2022"
Rachida Dati lors de l'université d'été des Républicains le 29 août 2020 à La Baule

, publié le lundi 28 septembre 2020 à 12h57

L'ancienne ministre sarkozyste Rachida Dati a posé des jalons en vue de la présidentielle de 2022 en affirmant au quotidien britannique The Times paru lundi sa détermination à "gagner" cette élection.

Interrogée, dans le cadre de ce portrait, sur ses projets pour les deux années à venir, l'ex-candidate LR à la mairie de Paris a répondu: "gagner l'élection présidentielle de 2022", selon ses propos publiés en anglais par le journal.

"Quand vous faites de la politique et que vous gagnez des batailles électorales et que vous faites en sorte que votre cause avance, que vous défendez vos valeurs et une communauté de destins, nécessairement il arrive un moment où vous vous dites, surtout quand vous voyez l'état du pays, cette bataille, peut-être que je pourrais la mener", a ajouté l'ancienne ministre de la Justice.

En juillet déjà, Rachida Dati avait estimé avoir "un rôle à jouer" pour la présidentielle. "Ce sera à ma famille politique de choisir un candidat pour 2022" mais "je participerai à cet engagement majeur", avait-elle alors affirmé au Parisien, en se disant convaincue "qu'il n'y a pas d'homme ou de femme providentielle".

Début septembre, elle avait cependant assuré que l'ancien ministre Xavier Bertrand, qui se positionne activement pour 2022 depuis l'été, était "celui qui a le plus faim" à droite. "J'ai envie, mais je veux que ce soit le meilleur" et "je ne sais pas si je peux être la meilleure", avait alors ajouté Mme Dati sur BFMTV, en se plaçant "dans une dynamique collective".

Les Républicains, anticipant une possible défection de François Baroin pour la présidentielle, ont renvoyé le choix de leur candidat à avril 2021.

L'ancienne Garde des Sceaux est revenue sous les feux des projecteurs après une campagne combative pour la mairie de Paris qui l'a placée en deuxième position (34% des voix au second tour) derrière Anne Hidalgo (49%), alors même que peu pariaient sur ses chances au départ.

Par ailleurs dans le cadre de l'enquête sur Carlos Ghosn, une information judiciaire a été ouverte par la justice sur des faits d'"abus de biens sociaux" et de "corruption passive" autour de contrats de conseil passés par l'alliance Renault-Nissan avec Rachida Dati et le criminologue Alain Bauer -- que l'ancienne eurodéputé a régulièrement dénoncée comme une "manoeuvre" et une "instrumentalisation".

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