Darmanin: "nous sommes du côté des policiers et des gendarmes"

Darmanin: "nous sommes du côté des policiers et des gendarmes"
Gérald Darmanin le 10 mai 2021 à Matignon

publié le mardi 11 mai 2021 à 09h52

Gérald Darmanin a affirmé mardi que le gouvernement était "du côté des policiers et des gendarmes" et que "la main ferme de l'Etat ne tremblera pas", en commentant les mesures de durcissement de peines contre les agresseurs des forces de l'ordre annoncées la veille.

"Il y a pu avoir, vu la succession des faits divers, des agressions de policiers et de gendarmes, un doute" sur la fermeté du gouvernement vis-à-vis de la violence, mais "le Premier ministre, le ministre de la justice et moi-même, nous levons ce doute", a fait valoir sur RTL le ministre de l'Intérieur.

"La main ferme de l'Etat ne tremblera pas et nous sommes du côté des policiers et des gendarmes", a poursuivi M. Darmanin.

Parmi ces mesures, il a évoqué la suppression du rappel à la loi, alternative très utilisée aux poursuites judiciaires. Il a souligné que sur les "800.000 décisions de justice par an, il y avait un peu moins de 300.000 rappels à la loi".

Or, a-t-il dit en se félicitant de cette abrogation, "la loi ne doit pas être rappelée mais appliquée".

Le ministre a aussi insisté sur la fin des remises de peines automatiques pour ceux qui agressent les policiers et gendarmes - une disposition de la loi de "sécurité globale" -, ainsi que sur la fin de ces remises de peines automatiques pour les autres délits, comme le prévoit le projet de loi du ministre de la Justice actuellement en débat au Parlement.

Interrogé sur les violences récurrentes dans des quartiers défavorisés, M. Darmanin a fait valoir que "s'il y a(vait) ces violences, c'est parce qu'on met fin aux trafics" de stupéfiants.

La "délinquance n'augmente pas (...) les homicides ont tendance à stagner", par contre les violences contre les personnes, les violences conjugales "augmentent", a-t-il dit.

S'agissant des jeunes délinquants, le ministre de l'Intérieur a mis en exergue "une autorité parentale" à restaurer.

A propos du jeune de 19 ans, suspecté d'avoir tué mercredi à Avignon le brigadier Eric Masson sur un point de deal, il a fait valoir que ce dernier, si les faits étaient avérés, n'était "pas passé de premier communiant à tueur de flic" au regard de son casier judiciaire.

"Il y a , a-t-il estimé, une faillite de la société mais à coup sûr de l'autorité parentale qui doit être rétablie".

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