Darmanin : "Il n'y a pas de plafond" à la dette pour faire face au coronavirus

Darmanin : "Il n'y a pas de plafond" à la dette pour faire face au coronavirus
Gérald Darmanin à Paris, le 26 février 2020.

, publié le mardi 21 avril 2020 à 10h25

"Nous sommes dans le montant de déficit et de dette jamais atteint depuis la seconde guerre mondiale", a estimé le ministre.

La France a fait le choix de s'endetter plutôt que de laisser ses entreprises faire faillite. Et pour faire face à la crise économique engendrée par la pandémie et le confinement, le gouvernement ne s'est pas appliqué de "plafond" dans le montant de la dette, a assuré mardi 21 avril le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin.

"Nous sommes dans le montant de déficit et de dette jamais atteint depuis la seconde guerre mondiale", a expliqué le ministre sur France Inter.

"Il n'y a pas de plafond (...) Aujourd'hui la France continue de pouvoir emprunter dans des conditions satisfaisantes (...) avec des taux bas", a-t-il encore ajouté.


"La stratégie du gouvernement est de s'adapter aux demandes économiques" des Français et des entreprises, a assuré Gérald Darmanin, ajoutant que le gouvernement "a préféré l'endettement à la faillite".

Mais cette stratégie a un coût. Le gouvernement sera peut-être obligé de renforcer de nouveau le plan d'action de 110 milliards d'euros et d'aggraver encore ses prévisions économiques pour cette année, a prévenu Gérald Darmanin.

"Il y aura peut-être un troisième budget rectificatif avec des chiffres sans doute encore plus impressionnants", a affirmé le ministre. Le gouvernement a présenté la semaine dernière un nouveau projet de budget rectifié pour 2020, le deuxième en moins d'un mois. Voté dans la nuit de vendredi à samedi à l'Assemblée nationale, il est examiné mardi au Sénat.

Il intègre une prévision de contraction du produit intérieur brut (PIB) de -8% cette année, un déficit de 9% du PIB, une dette publique de 115%. Alors que le précédent plan d'action prévoyait de mobiliser 45 milliards d'euros (dont des reports de charges et d'impôts) pour soutenir l'économie, la nouvelle mouture doit relever ces aides à 110 milliards d'euros.

M. Darmanin a d'ores et déjà annoncé que les reports de charges pour les entreprises seraient prolongés pour les échéances du mois de mai.

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