Dans le rouge, le Rassemblement national licencie quatre salariés

Dans le rouge, le Rassemblement national licencie quatre salariés
Marine Le Pen le 19 octobre 2020.

, publié le jeudi 21 janvier 2021 à 11h49

En difficultés financières, le parti de Marine Le Pen multiplie les licenciements et cherche à déménager pour faire des économies.

Fortement endetté et accumulant les pertes, le Rassemblement national a décidé de réduire sa masse salariale. Quatre personnes du service de communication ont reçu leur convocation à un entretien préalable pour licenciement "économique", la direction du parti ayant "décidé d'externaliser ce service", a indiqué le parti de Marine Le Pen à l'AFP mercredi 20 janvier, confirmant des informations du Figaro




Ces quatre licenciements s'ajoutent à deux départ à la retraite anticipée qui ne seront pas remplacés, au service presse et au service courrier précise Le Figaro, et un licenciement au service photo l'été dernier.

Selon Le Figaro, le RN réfléchirait encore à un ou deux licenciements supplémentaires. 

De 38 salariés en 2019, le parti vise, avec ces départs, à passer à terme sous la barre des 30, rapporte ainsi le quotidien afin de diminuer le coût de sa masse salariale, qui s'élevait en 2018 à 3,5 millions d'euros, pour 53 salariés. 

Le RN cherche en outre à déménager son siège, situé à Nanterre (Hauts-de-Seine), pour se rapprocher du centre de Paris mais faire aussi des économies avec un local plus petit.

30 millions d'euros à trouver pour les prochaines campagnes

Le parti, présidé depuis 2011 par Marine Le Pen, a subi une nouvelle perte en 2018 de 2,4 millions d'euros, selon les derniers comptes publiés du parti. L'endettement fin 2018 atteignait 24,4 millions d'euros, dont 15 millions à échéance de moins d'un an.

En 2020, le RN a reçu environ 5,5 millions d'euros de subvention publique. Mais le RN a dû rembourser sur cette aide 4,4 millions d'euros au microparti Cotelec du cofondateur du FN, Jean-Marie Le Pen, emprunt contracté pour la campagne présidentielle de 2017. Il a ensuite trouvé en juin un accord de rééchelonnement avec son créancier russe, qui le poursuivait en justice pour le non-remboursement d'un prêt, souscrit en 2014, d'environ neuf millions d'euros.

Pour se financer, le parti a déjà lancé plusieurs emprunts auprès de ses militants. Il doit encore trouver 30 millions d'euros pour ses prochaines campagnes électorales (départementales, régionales, présidentielle, législatives), selon son trésorier Wallerand de Saint-Just, qui déplore que les banques refusent de lui prêter de l'argent.

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